L’économiste Aram Belhaj est revenu, dans un post publié ce samedi sur sa page Facebook, sur plusieurs aspects essentiels du projet de loi de finances 2026. A travers son analyse, il a mis en lumière certaines orientations budgétaires et monétaires qu’il juge préoccupantes pour l’équilibre macroéconomique du pays.
Belhaj a notamment attiré l’attention sur les recrutements dans la fonction publique, les augmentations salariales et le recours au financement direct par la Banque centrale, estimant que ces mesures pourraient exercer une pression supplémentaire sur les taux d’inflation dans un contexte marqué par la faiblesse de la croissance et du niveau de production.
Selon lui, si le projet est adopté dans sa version actuelle, la responsabilité du dérapage inflationniste incombera avant tout aux décisions de la puissance publique, la Banque centrale se trouvant alors dans l’obligation de réagir par une hausse successive de ses taux d’intérêt pour tenter de stabiliser les prix.
Ceci dit, selon cette analyse la Tunisie risque d’entrer dans une phase de tension économique, où le gouvernement devra arbitrer entre la maîtrise de l’inflation et la relance de l’activité économique, deux objectifs difficilement compatibles à court terme.