L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a examiné un projet de loi visant à réglementer l’usage de la langue des signes en Tunisie. Cette initiative concerne directement au moins 120 000 personnes atteintes de déficience auditive, un effectif qui pourrait atteindre le double selon certaines estimations. La séance de travail, présidée par le vice-président Moncef Maaloul, a permis d’étudier les dispositions du texte qui entend garantir l’accès aux droits fondamentaux pour la communauté malentendante.
Le projet de loi impose à l’État de prendre des mesures concrètes pour introduire la langue des signes dans tous les secteurs publics. L’éducation, l’administration, les médias, la justice et le parlement constituent les domaines prioritaires d’application. Les députés ont souligné la nécessité d’intégrer cette langue dans les programmes scolaires et les cycles de formation.
La commission parlementaire a décidé de poursuivre l’examen du texte en auditionnant d’autres parties prenantes. Cette approche consultative doit permettre d’aboutir à une loi applicable qui protégera les droits des personnes malentendantes
MBY