Le juge Farid Ben Jha a tenu à préciser ce vendredi 21 novembre sur sa page Facebook, que la réduction de l’âge de la responsabilité pénale ne signifie en aucun cas un recours systématique à la prison. Il a rappelé que les politiques pénales modernes reposent sur un équilibre : protéger les droits des victimes tout en œuvrant à la réinsertion des mineurs en conflit avec la loi.
Selon lui, ignorer ou négliger le traitement des comportements délinquants chez les enfants peut leur porter préjudice avant même de nuire à la société. C’est pourquoi la législation tunisienne privilégie les mesures prévues par la Convention relative à la protection de l’enfant, des dispositifs éducatifs et préventifs destinés à corriger la conduite des mineurs avant qu’ils ne s’enfoncent dans la délinquance. La plupart de ces mesures n’impliquent ni prison ni placement dans un centre de rééducation.
Il a souligné également que cette approche est en phase avec l’évolution du droit comparé, notamment la législation française, qui a pris en considération ces enjeux. Farid Ben Jha a estimé qu’il est peu probable que les spécialistes en sociologie et en psychologie criminelle aient ignoré l’importance de ces mécanismes de protection et de réhabilitation.
Cette mise au point du juge Farid Ben Jha intervient alors que les crimes commis par des mineurs connaissent une recrudescence significative dans notre société.