La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis a confirmé, hier, le refus de mise en liberté d’un homme d’affaires influent, opérant dans le secteur de l’aviculture et de la commercialisation des aliments pour bétail. Ce dernier a été renvoyé, aux côtés d’anciens responsables d’une banque publique, devant la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière.
Les prévenus devront répondre de plusieurs accusations graves, dont le faux et l’usage de faux, la détention et l’utilisation de documents falsifiés ainsi que le blanchiment d’argent en bande organisée. Ces infractions auraient été commises en exploitant les avantages liés à leurs fonctions professionnelles et à leur statut social.
Le dossier porte sur l’octroi à l’homme d’affaires d’un prêt bancaire exceptionnel de plus de 240 millions de dinars, accordé sans garanties réelles, ce qui soulève de sérieuses suspicions de malversations financières.