Relevés météorologiques : Un mois de septembre anormalement chaud en Tunisie

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Le mois de septembre 2025 en Tunisie a enregistré des températures supérieures aux moyennes saisonnières. Selon les données de l’Institut National de la Météorologie, la température moyenne nationale a atteint 26,7°C. Ce niveau dépasse la moyenne de référence de 25,7°C calculée sur 26 stations principales. Par conséquent, ce mois se positionne au septième rang des mois de septembre les plus chauds depuis 1950. Cette classification s’inscrit dans une tendance observée depuis plusieurs décennies, où les records de chaleur deviennent plus fréquents. Le réchauffement climatique global influence directement les conditions météorologiques tunisiennes, comme en témoignent les données historiques compilées par les services météorologiques.
Les températures moyennes ont présenté des écarts significatifs selon les régions. Le mercure a affiché 22,2°C à Tala contre 30,2°C à Tozeur. La moyenne nationale des maximales s’est établie à 32,4°C, soit 1,2°C au-dessus de la référence. Les minimales nationales ont atteint 21,1°C, dépassant de 0,8°C la normale. Les extrêmes ont varié entre 16,4°C à Tala et 24,5°C à Gabès. Ces disparités géographiques s’expliquent par la configuration du territoire et l’influence maritime différenciée. Les régions intérieures et méridionales subissent généralement des températures plus élevées que les zones côtières nord. L’écart thermique entre le nord et le sud du pays reste donc conforme aux patterns climatiques habituels, bien qu’amplifié cette année.
Les précipitations ont accusé une baisse de 40% par rapport aux normales. Le nord a reçu 383,6 mm, représentant 75% de sa moyenne. Le centre a enregistré 169,1 mm, équivalant à 49% de sa normale. Le sud n’a collecté que 66,9 mm, soit 44,7% de son attente par rapport à une moyenne de 149,7 mm. Ce gradient décroissant du nord au sud correspond au régime pluviométrique habituel, mais avec des volumes anormalement bas. Des perturbations en fin de mois ont apporté des pluies localisées, avec 78,2 mm à Tabarka dont 45 mm en une journée, et 61,8 mm à Jendouba. Ces épisodes orageux intenses n’ont pas suffi à compenser le déficit mensuel, mais ont temporairement amélioré l’indice d’humidité des sols dans ces secteurs.
Ces données climatiques confirment la tendance au réchauffement et la variabilité des précipitations en Tunisie. La situation nécessite une attention particulière quant à la gestion des ressources en eau. Le cumul des déficits pluviométriques successifs pourrait affecter la recharge des nappes phréatiques et le remplissage des barrages.

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