Réserves d’hélium : L’Algérie dans le Top 3 mondial

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L’Algérie détient la troisième position mondiale pour ses réserves d’hélium, avec un volume de 8,2 milliards de mètres cubes. Ce classement la place derrière les États-Unis, qui disposent de 20,6 milliards de mètres cubes, et le Qatar, avec 10,1 milliards de mètres cubes. La Russie suit avec 6,8 milliards de mètres cubes, tandis que le Canada en possède 2 milliards. L’ensemble des autres pays totalise moins de 3 milliards de mètres cubes de réserves, selon un récent rapport de la revue scientifique Frontiers in Environmental Science, relayé par le site d’information « Algérie 360 ». Il sied de souligner que l’hélium est un gaz stratégique utilisé principalement pour refroidir les équipements médicaux comme les scanners IRM, mais aussi dans la recherche spatiale et les technologies de pointe.

La production mondiale d’hélium a atteint 140 millions de mètres cubes en 2020. Ce volume représente une baisse de 12,5 % par rapport à l’année précédente. Les États-Unis, le Qatar et l’Algérie ont fourni 93 % de cette production mondiale. La demande actuelle s’élève approximativement à 200 millions de mètres cubes par an. Par conséquent, le marché subit un déficit structurel.
Les perspectives pour 2030 indiquent une demande potentielle de 300 millions de mètres cubes. Inversement, la production pourrait chuter à 134 millions de mètres cubes sans nouveaux investissements. Cette situation entraînerait un déficit dépassant 160 millions de mètres cubes.
L’Algérie extrait son hélium du gisement de Hassi R’mel, où le gaz est associé au gaz naturel liquéfié. Cette coproduction permet une extraction intégrée. Le pays vise à devenir une plateforme centrale pour l’approvisionnement en hélium, notamment vers les marchés européens. Cette ambition s’inscrit dans une politique de diversification des ressources énergétiques.

La concrétisation de cet objectif nécessite le développement d’infrastructures de séparation et de liquéfaction. Elle requiert également la mise en place de mécanismes pour stabiliser le marché. Une partie de la production pourrait être orientée vers le secteur national de la santé et les industries technologiques locales. L’hélium constitue ainsi un élément dans le positionnement économique international de l’Algérie.

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