Retard des salaires du public : les explications peu convaincantes de la ministre des Finances

L’Exécutif, que ce soit le gouvernement ou la présidence de la République, a mis du temps pour réagir aux deux retards successifs observés dans le versement des salaires de la fonction publique (décembre 2021 et janvier 2022).

« Un retard dans les virements vers les banques »

La ministre des finances, Sihem Boughdiri, est revenue sur cette question dans la soirée de ce mardi 1er février 2022 à l’issue d’une rencontre avec le président de la République, Kaïs Saïed. « D’ordinaire, les salaires sont versés pendant la dernière semaine du mois. En janvier, les 22 et 23 ont coïncidé avec le week-end, d’où le retard », a-t-elle expliqué.

Concernant le retard exceptionnel enregistré dans le versement des paies des agents du ministère de l’Éducation, la ministre a expliqué que les virements vers les banques n’ont été effectués que le 31 janvier 2022. « L’État tient encore à ses engagements relatifs au versement des salaires et des aides sociales », a-t-elle ajouté.

Le manque de liquidité serait la véritable cause des retards

Pas sûr que ces explications, plutôt plates, puissent convaincre. Les observateurs et les experts parlent surtout d’un cruel manque de liquidité ayant empêché l’État d’honorer ses engagements vis-à-vis de ses fonctionnaires.

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) aurait été sollicitée pour combler la somme manquante, au même titre que La Poste tunisienne. La ministre des Finances aurait dû apporter des précisions sur le sujet et fournir des explications plus rationnelles et convaincantes.

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