La Direction générale de l’aménagement du territoire relevant du ministère de l’Équipement et de l’Habitat a officiellement entamé la révision du schéma directeur d’aménagement de la zone sensible de l’archipel de Kerkennah. Cette démarche vise à définir les grandes orientations d’organisation et de gestion de l’espace territorial, tout en tenant compte des spécificités naturelles et environnementales de l’archipel, particulièrement exposé aux effets du changement climatique au cours des dernières années.
C’est ce qu’a affirmé, ce mercredi, la directrice générale de l’aménagement du territoire, Basma Ksantini, dans une déclaration accordée à Réalités Online.
Intervenant en marge d’un atelier de travail organisé à Sfax, consacré à la présentation et à la discussion du rapport de la première phase de l’étude du schéma directeur d’aménagement de la zone sensible des îles Kerkennah, Ksantini a souligné que son département mise sur une approche participative dans l’élaboration de ce type d’études. Une méthode qui repose, selon elle, sur l’implication effective de l’ensemble des parties prenantes, des structures concernées et des collectivités locales, la Direction générale assurant un rôle central de coordination intersectorielle.
La responsable a également précisé que les schémas directeurs d’aménagement territorial couvrent plusieurs catégories, dont celles relatives aux zones sensibles, à l’instar des archipels, confrontés à des contraintes environnementales, démographiques et économiques spécifiques.
Elle a rappelé que la décision d’élaborer des schémas directeurs dédiés aux zones sensibles remonte à 1994, date de promulgation du Code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Un cadre juridique qui, selon Ksantini, a aujourd’hui démontré toute sa pertinence, notamment face à l’intensification des impacts du changement climatique et à leurs répercussions directes sur ces territoires fragiles.
Insistant sur la méthodologie adoptée, la directrice générale a estimé que la phase de diagnostic constitue une étape déterminante, dans la mesure où elle permet d’établir un état des lieux précis de la zone étudiée, en intégrant l’ensemble de ses dimensions : environnementale, démographique, urbaine et économique.
À noter que l’atelier tenu ce mercredi 11 février à Sfax s’inscrit dans le cadre du processus d’élaboration des schémas directeurs d’aménagement des zones sensibles, conformément aux dispositions du Code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme ainsi qu’à ses textes d’application, sous la supervision de la Direction générale de l’aménagement du territoire du ministère de l’Équipement et de l’Habitat.