La situation de la journaliste détenue dans l’affaire Instalingo, Chadha Haj Mbarek, suscite une vive inquiétude. Dans un appel qualifié d’urgent, la famille de Chadha alerte sur la dégradation alarmante de son état de santé en milieu carcéral, affirmant qu’elle ne bénéficie pas des soins médicaux requis malgré la gravité de sa pathologie.
D’après les informations communiquées par la famille, la journaliste aurait subi une agression physique alors qu’elle était en détention, sans qu’un suivi médical adéquat ne lui soit accordé. Ce retard de prise en charge aurait conduit à la découverte tardive de deux tumeurs malignes, localisées à l’abdomen et à la poitrine, rendant désormais indispensable une intervention chirurgicale rapide.
Face à cette situation, l’absence de calendrier médical clair et le maintien en détention de la journaliste alimentent les craintes d’un risque vital imminent. La famille estime que la poursuite de son incarcération constitue une menace directe pour sa vie et insiste sur la nécessité de sa libération immédiate pour lui permettre d’accéder à des soins spécialisés hors du cadre pénitentiaire.
Au-delà de la dimension sanitaire, les proches de Chadha Haj Mbarek mais également ses collègues réclament des comptes. Ils appellent à l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire la lumière sur les circonstances de l’agression signalée et sur ce qu’ils qualifient d’« négligence médicale grave ». Ils tiennent enfin les autorités pour responsables de toute détérioration supplémentaire de l’état de santé de la journaliste, soulignant que le droit aux soins demeure un droit fondamental, y compris en détention.
Pour rappel, Chadha a été condamnée à cinq ans de prison dans le cadre de l’affaire dite Instalingo.
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