Sabri Lamouchi à la tête des Aigles de Carthage : une nomination qui divise

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La Fédération tunisienne de football a annoncé ce mercredi 14 janvier 2026 avoir conclu un accord avec l’entraîneur franco-tunisien Sabri Lamouchi pour prendre les rênes de la sélection nationale jusqu’en juillet 2028 après le limogeage de Sami Trabelsi à la suite de l’élimination des Aigles de carthage de la Coupe d’Afrique des Nations, tenue actuellement au Maroc. Une décision qui n’a pas tardé à susciter une vive controverse, tant du côté des supporters que parmi les journalistes et acteurs du monde sportif, nombreux à exprimer leur scepticisme face à ce choix.
Cette contestation trouve d’abord ses racines dans le passé du technicien. Né en France dans une famille d’origine tunisienne, Sabri Lamouchi avait été approché au début de sa carrière de joueur pour défendre les couleurs de la Tunisie. Il avait toutefois décliné l’appel, préférant poursuivre son parcours international avec l’équipe de France, avec laquelle il a été sélectionné à plusieurs reprises à la fin des années 1990. Un choix personnel et sportif qui, des années plus tard, reste difficile à accepter pour une frange importante du public tunisien, qui n’a jamais oublié ce refus.
Sur le plan sportif, si la carrière de joueur de Lamouchi est unanimement reconnue comme solide, son parcours d’entraîneur divise davantage. Passé par plusieurs bancs, aussi bien en clubs qu’en sélection, il a connu des expériences contrastées. A la tête de la Côte d’Ivoire, il est parvenu à qualifier les Éléphants pour la Coupe du monde 2014, mais son aventure s’est achevée prématurément après une élimination dès le premier tour. En club, notamment en Europe et au Moyen-Orient, ses passages ont souvent été marqués par des débuts prometteurs, suivis de résultats en dents de scie qui n’ont pas permis d’inscrire son travail dans la durée.
C’est précisément cette irrégularité, combinée à un palmarès jugé modeste pour un sélectionneur appelé à mener la Tunisie vers des objectifs ambitieux, qui nourrit aujourd’hui les critiques. Pour ses détracteurs, Sabri Lamouchi n’apparaît pas comme le profil consensuel capable de rassembler et de relancer une sélection en quête de stabilité et de performances. Reste désormais à savoir si le terrain parviendra à faire taire les doutes et à réconcilier le public tunisien avec ce choix controversé.

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