Le professeur de droit constitutionnel Sadok Belaïd est décédé samedi 7 mars 2026 à l’âge de 83 ans. Figure éminente du droit public en Tunisie, il laisse derrière lui un parcours académique et intellectuel riche qui a marqué plusieurs générations d’étudiants et de juristes.
Originaire de Kalaâ Kebira, dans le gouvernorat de Sousse, Sadok Belaïd a consacré l’essentiel de sa carrière à l’enseignement et à la recherche en droit constitutionnel. Professeur à l’Université de Tunis et membre de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït al-Hikma, il s’est imposé comme l’un des spécialistes les plus reconnus dans le domaine du droit public et des systèmes constitutionnels. Il a notamment occupé le poste de doyen de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis (1971-1977), période durant laquelle il a contribué à renforcer la formation juridique et à encadrer de nombreuses générations d’étudiants.
Au-delà de ses responsabilités universitaires, Sadok Belaïd a également participé activement à plusieurs institutions scientifiques et juridiques. Il a dirigé l’Université libre de Tunis et a été membre de différentes organisations académiques et de recherche consacrées au droit constitutionnel et aux sciences juridiques. Son expertise l’a conduit à intervenir dans plusieurs universités et centres de recherche à l’étranger, où il a donné des conférences et participé à des travaux académiques consacrés aux questions constitutionnelles et aux réformes institutionnelles.
Son nom a également été associé au processus politique tunisien récent. En 2022, il a été nommé par le président de la République Kais Saied à la tête de l’Instance nationale consultative pour une nouvelle République, chargée d’élaborer un projet de Constitution. Cette commission avait pour mission de proposer une nouvelle architecture institutionnelle pour le pays dans le cadre des réformes politiques engagées à cette période.
Par son parcours universitaire, ses contributions intellectuelles et son implication dans les débats constitutionnels, Sadok Belaïd s’est imposé comme l’une des figures marquantes de la pensée juridique en Tunisie. Sa disparition représente une perte importante pour la communauté académique et pour le monde du droit dans le pays.
Que Dieu le Tout-Puissant lui accorde Son infinie Miséricorde et l’accueille dans Son éternel Paradis.
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