La France a vivement dénoncé récemment la décision des États-Unis d’imposer des sanctions à cinq personnalités européennes, parmi lesquelles l’ancien commissaire européen Thierry Breton. Ces mesures, qui prennent la forme de restrictions d’entrée sur le territoire américain, reposent sur des accusations qualifiant les personnes visées d’« agents du complexe industriel de la censure mondiale ».
Paris fustige une méthode de pression jugée inacceptable de la part d’un pays allié et partenaire stratégique. Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères rappelle que le règlement européen sur les services numériques (DSA) a été adopté de manière démocratique et souveraine par l’Union européenne, sans ingérence extérieure.
La France insiste sur le fait que ce texte vise à garantir que ce qui est illégal hors ligne le soit également en ligne, dans le respect de l’État de droit, du débat démocratique et des droits des citoyens. Elle souligne par ailleurs que le DSA n’a aucune portée extraterritoriale et ne cible ni un pays ni une entreprise en particulier.