Sfax : Le personnel de l’hôpital Habib Bourguiba arbore le brassard rouge pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail

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Les agents du Centre hospitalo-universitaire Habib Bourguiba de Sfax ont entamé, depuis la nuit du lundi 26 janvier 2026, le port du brassard rouge, en signe de protestation contre la détérioration de leurs conditions de travail et pour réaffirmer leur attachement à leurs revendications professionnelles.

Cette action intervient en réponse à un appel lancé par le syndicat de base des agents de santé de l’établissement. Selon son secrétaire général, Houssam Gharibi, qui s’est exprimé ce mardi auprès de Réalités Online, cette mobilisation vise à alerter les autorités sur la situation critique que traverse l’hôpital.

Il a souligné que le CHU Habib Bourguiba subit une pression considérable en raison de son rayonnement sur près de sept gouvernorats limitrophes, ce qui pèse lourdement sur les conditions de travail du personnel et sur la qualité des prestations sanitaires.

L’établissement accueille, en effet, environ 30 000 patients par an, pour une capacité globale qui ne dépasse pas 514 lits répartis entre les différents services. Par ailleurs, le service des urgences assure plus de 170 000 consultations annuelles, avec une moyenne quotidienne avoisinant les 500 patients.

Des revendications locales et nationales

Dans un communiqué publié le 24 janvier 2026, le syndicat de base des agents de santé a détaillé une série de revendications, réparties entre des doléances locales et des revendications à portée nationale.

Au niveau local, les agents réclament notamment :

La création d’un second service des urgences au centre-ville de Sfax ;

La réactivation du laboratoire d’analyses au sein du service des urgences ;

L’accélération de l’installation des ascenseurs électriques ;

Le recrutement d’un pneumologue et d’un cardiologue aux urgences ;

Le comblement des postes vacants et le renforcement des ressources humaines ;

La mise en place rapide d’un service de médecine du travail ;

Le versement des indemnités d’heures supplémentaires pour l’année 2025 ;

L’augmentation de la prime d’action sociale.

Sur le plan national, les revendications portent notamment sur :

L’application du décret n°785 de 2019 relatif au statut particulier des agents de soutien à la santé ;

La revalorisation de l’indemnité de travail de nuit ;

L’accélération de la publication du statut général du secteur ;

La régularisation de la situation des agents contractuels ;

Le règlement définitif du dossier des agents de sous-traitance.

« Une menace pour la santé publique »

Dans son communiqué, le syndicat estime que la situation actuelle « ne porte pas seulement atteinte à la dignité des agents de santé, mais compromet directement le droit du citoyen à une prise en charge sanitaire digne et de qualité ».

Il dénonce également « la dégradation continue des conditions de travail au sein de l’établissement, dont l’impact direct et dangereux se répercute sur la qualité des services fournis aux patients ».

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