Pour le deuxième jour consécutif, le trafic ferroviaire sur la voie sud reste à l’arrêt. Les fortes intempéries qui ont touché plusieurs régions du nord de la Tunisie ces derniers jours, notamment à Tunis, Nabeul et la région côtière, ont provoqué des pluies torrentielles et des inondations importantes, perturbant gravement les infrastructures de transport.
Les voies ferrées ont été particulièrement affectées par ces crues, obligeant la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) à suspendre toutes les dessertes de la banlieue sud ainsi que les grandes lignes de la voie 5, reliant Tunis à Gabès, en passant par Bir Bouregba, Sousse et Sfax.
Cette situation a mis des milliers de voyageurs, en particulier les abonnés réguliers des grandes lignes et de la banlieue sud, dans une situation difficile, alors que les alternatives de transport sont limitées en raison du mauvais état de certaines routes et des risques liés aux inondations.
A ce jour, la SNCFT n’a communiqué aucune information précise sur la reprise du trafic, si ce n’est un ancien communiqué mentionnant une perturbation de ses dessertes sur l’ensemble de son réseau sans aucune précision. Cette absence de mise à jour, hormis celle relative à la reprise du trafic des trains du RFF, a suscité une forte inquiétude parmi les usagers, dont certains ont dû annuler leurs déplacements ou chercher des solutions de remplacement coûteuses et imprévisibles.
Cette absence de mise à jour alimente l’inquiétude croissante des usagers. De nombreux voyageurs expriment leur frustration sur la page officielle de la SNCFT. Les questions se multiplient : quand les lignes seront-elles de nouveau opérationnelles ? Comment se rendre à destination en toute sécurité ? Pourtant, l’administrateur de la page reste silencieux, ne répondant ni aux demandes d’information ni aux alertes des abonnés réguliers.
Cette absence de communication claire et de mesures d’accompagnement accentue le sentiment d’impuissance et d’abandon parmi les usagers, qui se retrouvent pris au piège entre des infrastructures inondées et un opérateur public incapable de fournir des informations fiables. Chaque retard ou annulation se transforme en stress supplémentaire, soulignant l’urgence d’une gestion transparente et proactive de la part de la SNCFT, afin de restaurer la confiance et de garantir la sécurité et la mobilité des voyageurs.
Ces perturbations interviennent alors que le pays a connu des précipitations exceptionnellement abondantes, causant des dégâts humains (4 morts) et matériels dans plusieurs régions, et rappelant la vulnérabilité récurrente des infrastructures de transport face aux intempéries. Chaque fois qu’il pleut fortement, ce sont les voyageurs qui paient la facture, confrontés à des retards et à des annulations, alors que des mesures préventives auraient pu être envisagées par les autorités.
Certains points des gares (Surtout la gare de Barcelone), notamment aux entrées où les eaux s’accumulent régulièrement, restent vulnérables en raison de structures défaillantes ou inexistantes, montrant qu’une solution durable n’a toujours pas été mise en place. Les services techniques de la SNCFT sont désormais confrontés au défi de réparer rapidement les voies ferrées inondées et de restaurer un trafic régulier, tout en garantissant la sécurité des voyageurs, mais la question reste entière : combien de fois encore les Tunisiens devront-ils subir ces interruptions à chaque forte pluie ?