Face à une montée de violences dans le sud du pays, les autorités syriennes ont retiré leurs troupes de la province de Soueïda dans la nuit du 16 au 17 juillet. Le président intérimaire Ahmed al-Charaa a annoncé avoir confié le maintien de l’ordre à des factions locales et à des chefs communautaires druzes, affirmant vouloir éviter une guerre ouverte avec Israël.
Depuis le 13 juillet, plus de 370 personnes ont été tuées dans cette région à majorité druze, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. Les combats opposent milices druzes et groupes armés bédouins sunnites, après l’enlèvement d’un commerçant, sur fond de tensions communautaires anciennes.
Le déploiement initial de l’armée mardi a rapidement provoqué une réaction d’Israël, hostile à toute présence militaire syrienne près de sa frontière. Elle a mené des frappes sur Damas et d’autres zones, poussant Damas à ordonner le retrait de ses forces.
Jeudi matin, des corps étaient encore visibles dans les rues de Soueïda. La ville est privée d’eau, d’électricité et de soins, l’hôpital principal étant hors service. Pillages et destructions ont aggravé le chaos.
Les combattants druzes contrôlent désormais seuls une province à l’abandon, tandis qu’Israël menace d’intensifier ses frappes si la situation perdure.