Tabac en milieu scolaire : 35 % des adolescents tunisiens ont déjà fumé

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Une récente étude sur le tabagisme en milieu scolaire a levé le voile sur une réalité préoccupante : plus d’un enfant sur trois, âgé entre 13 et 15 ans, a déjà consommé du tabac en Tunisie. C’est ce qu’a révélé la professeure en pneumologie et cheffe du service des maladies pulmonaires et allergiques à l’hôpital Abderrahmen Mami, Dre Sonia Maalej, lors de son intervention ce samedi 31 mai 2025 sur les ondes de la radio nationale.

Selon les données de cette enquête menée en 2024 à l’échelle internationale, 35,3 % des adolescents tunisiens ont déjà expérimenté le tabac, toutes formes confondues. Le phénomène touche davantage les garçons, avec près de 50 % d’entre eux ayant fumé au moins une fois, contre 27,7 % chez les filles.

Mais le chiffre le plus alarmant reste sans doute celui de l’âge de la première cigarette : en Tunisie, certains enfants commencent à fumer dès l’âge de six ans, avec une moyenne d’initiation située autour de sept ans. Une précocité qui inquiète les professionnels de santé, en raison des graves répercussions à long terme sur l’organisme.

Des solutions disponibles, mais sous-utilisées

Face à cette situation, Dre Maalej rappelle que des moyens de sevrage efficaces et gratuits existent, à l’image des patchs nicotiniques. Elle encourage les personnes souhaitant arrêter de fumer à se rendre dans les cliniques spécialisées, présentes dans toutes les régions du pays, où elles peuvent bénéficier d’un accompagnement médical adapté.

La pneumologue insiste également sur l’importance de sensibiliser la population aux dangers du tabac, qui ne menace pas seulement le fumeur lui-même, mais aussi son entourage. Chaque année, huit millions de décès dans le monde sont liés au tabac, dont 2 % concernent des non-fumeurs exposés à la fumée passive.

Les nouveaux visages du tabac : des risques tout aussi présents

L’intervenante a également lancé une mise en garde contre les cigarettes électroniques et le tabac chauffé, souvent perçus à tort comme des alternatives moins nocives. Selon elle, ces produits sont promus par les mêmes géants industriels du tabac, dont l’objectif reste purement lucratif, au mépris de la santé publique.

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