Tartib 2.0 : Un logiciel pour mieux choisir les projets publics

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Le ministère de l’Économie et de la Planification a officiellement présenté l’application logicielle « Tartib 2.0 », un instrument désormais central dans l’évaluation, la priorisation et la sélection des projets d’investissement public destinés à intégrer le budget de l’État. Cet atelier de lancement, présidé par le Directeur de Cabinet du ministre et rassemblant des représentants des ministères sectoriels ainsi que des partenaires techniques et financiers, marque une étape décisive dans la modernisation de la gestion publique.
Conformément aux nouvelles directives, tous les ministères sectoriels devront utiliser Tartib 2.0 à partir de 2026 pour proposer leurs nouveaux projets d’investissement. Cette obligation s’inscrit dans le cadre du décret n° 2017-394, qui a institutionnalisé un Comité national d’approbation des projets publics, présidé par le ministère de l’Économie et de la Planification. Désormais, ce comité dispose d’un outil d’aide à la décision à la fois performant et simple d’utilisation, permettant de guider le choix des projets avec une rigueur méthodologique inédite.
Tartib 2.0 incarne une volonté affirmée de digitaliser la gouvernance publique pour renforcer l’efficacité et la transparence dans la gestion des fonds publics. L’application sécurise et fiabilise chaque étape du processus d’évaluation, en s’appuyant sur un flux décisionnel strictement aligné sur le cadre unifié de gestion des investissements publics. Son objectif principal est de faciliter l’identification des projets les mieux préparés et présentant le plus fort potentiel d’impact sur le développement durable du pays.
Le cœur de Tartib 2.0 repose sur une méthode de priorisation fine, structurée autour d’une grille d’analyse multicritère. Celle-ci évalue cinq composantes principales : la qualité de préparation du projet, son impact économique, son impact social, son impact environnemental et climatique, ainsi que son impact transversal. Chaque composante est déclinée en critères et indicateurs précis, permettant d’attribuer au projet une note pondérée. Cette note est ensuite ajustée en fonction des priorités géographiques et sectorielles définies par le gouvernement. Cette méthode robuste est le résultat d’un processus participatif conduit par le ministère, associant l’ensemble des acteurs clés de la gestion de l’investissement public.

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