Une rumeur autour d’un prétendu trafic d’organes a suscité une vive polémique à Sfax. Selon certaines sources médiatiques, le parquet près le Tribunal de première instance de Sfax 1 aurait ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire visant une clinique privée de la région. Cette procédure ferait suite à la plainte déposée par un chirurgien, ancien actionnaire de l’établissement, faisant état de présomptions graves de commerce illégal d’organes. Toujours selon ces informations, plusieurs responsables, dont le directeur de la clinique, auraient été placés en garde à vue et un site clandestin, où des organes auraient été enterrés, aurait été découvert.
Ces allégations ont été fermement démenties par l’avocat Fethi Jemmoussi. Dans une publication publiée jeudi soir sur sa page Facebook, il a qualifié cette rumeur de « totalement infondée » et « dépourvue de tout fondement ». L’avocat a précisé qu’un patient avait subi, au sein de la clinique, l’amputation d’une jambe gangrenée mettant sa vie en danger. L’unique irrégularité relevée résiderait dans le non-respect du protocole légal relatif à l’inhumation du membre amputé, sans aucun lien avec un quelconque trafic d’organes.
Me Jemmoussi a ajouté que les responsables de l’établissement avaient été entendus puis laissés libres après consultation du ministère public, sans qu’aucune arrestation ne soit prononcée.
L’Union régionale du commerce et de l’industrie de Sfax a également réfuté, dans un communiqué publié sur sa page Facebook officielle, toute implication de cadres de cliniques privées locales dans une affaire de trafic d’organes. L’organisation a tenu à rappeler que les établissements de santé privés de la région sont reconnus pour leur professionnalisme, leur crédibilité et leur compétence, tant au niveau national qu’international.