Les membres du syndicat de base de la Société de transport du Sahel (STS), réunis ce vendredi au siège de l’Union régionale du travail à Sousse, ont exprimé leur soutien total aux deux agents suspendus suite à l’incident survenu récemment, lorsqu’un élève est tombé d’un bus scolaire. Les syndicalistes ont qualifié ces agents de « victimes de la direction générale », estimant que leur mise à l’écart ne reflète pas la réalité des conditions de travail au sein de la société.
Dans un communiqué publié à l’issue de leur rencontre, les représentants syndicaux ont dénoncé les déclarations du directeur général de la compagnie, qui, selon eux, comportent des chiffres et des informations erronés concernant la disponibilité réelle des bus et la capacité opérationnelle de la compagnie. Le communiqué met en lumière les problèmes structurels et organisationnels persistants, notamment un parc de bus vieillissant et délabré, ainsi que l’exclusion systématique de la région du Sahel dans l’attribution de véhicules adaptés pouvant desservir efficacement trois gouvernorats.
Les syndicalistes ont averti que si l’autorité de tutelle ne reconsidère pas sa position concernant le transport public dans la région, ils se tiennent prêts à engager des actions de protestation légales et progressives, afin de défendre les droits des agents et de garantir un service sûr et efficace pour les usagers.
Cette situation illustre une crise structurelle persistante du transport public dans la région du Sahel, où la STS continue de souffrir d’un manque alarmant de véhicules, impactant directement la sécurité et le confort des passagers, notamment les élèves dépendant du transport scolaire.
Rappelons que les habitants de Menzel Gare (Sidi Bouali) ont organisé, ce vendredi 24 octobre, une manifestation pour dénoncer la dégradation de la qualité du transport public, particulièrement après l’accident impliquant le jeune Omar, un élève qui a chuté à travers une ouverture dans la porte d’un bus scolaire.