La lutte contre le travail des enfants connaît des avancées, mais celles-ci restent trop lentes pour atteindre les objectifs fixés par la communauté internationale. Entre 2000 et 2024, le nombre d’enfants travailleurs a diminué de plus de cent millions, passant de 245 à 137 millions. Cependant, au rythme actuel, il faudrait accélérer considérablement les efforts pour espérer éliminer ce phénomène d’ici 2030, selon l’Organisation Internatioanle du Travail (OIT).
Cette région concentre à elle seule près des deux tiers des cas mondiaux, avec 87 millions d’enfants concernés. La situation y est particulièrement préoccupante car, malgré une légère amélioration ces dernières années, la croissance démographique annule les progrès réalisés. Les enfants représentent 22% de la population des 5 à 17 ans dans cette région, un taux bien supérieur à la moyenne mondiale qui s’établit autour de 8%.
Plusieurs facteurs menacent les progrès accomplis. Le changement climatique pourrait précipiter des millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté, augmentant ainsi le risque de travail infantile. Les zones de conflit présentent des taux particulièrement élevés, avec un enfant sur cinq concerné contre un sur vingt dans les pays stables. Pour inverser cette tendance, les experts soulignent l’importance de mesures combinées : éducation accessible, protection sociale renforcée et meilleur contrôle des chaînes d’approvisionnement.