La Tunisie et l’Algérie pourraient bientôt renforcer leur rôle dans l’approvisionnement énergétique de l’Europe. En effet, le projet Medlink, un câble sous-marin destiné à transporter de l’électricité verte vers l’Italie, vient d’être sélectionné par la Commission européenne parmi les treize projets éligibles au Mécanisme pour l’interconnexion en Europe. Cette décision ouvre la porte à des financements essentiels pour mener à bien ce chantier d’envergure.
Le projet prévoit la construction d’infrastructures capables de produire 10 gigawatts (GW) d’énergies renouvelables en Tunisie et en Algérie, générant ainsi près de 30 térawattheures (TWh) par an. Une partie de cette électricité sera consommée localement, tandis que le reste sera exporté vers l’Europe via un câble sous-marin d’une capacité de 4 GW. Pour les deux pays nord-africains, cette initiative représente une opportunité économique tout en consolidant leur transition énergétique.
La Commission européenne a établi une liste restreinte de treize projets transfrontaliers, dont Medlink fait partie. Parmi les autres initiatives retenues figurent des parcs éoliens en Lettonie, développés en collaboration avec la Lituanie et l’Estonie, ainsi qu’un réseau de chauffage urbain entre l’Allemagne et la Pologne. L’inclusion de Medlink dans cette liste confirme son importance dans la stratégie énergétique européenne, qui cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement tout en réduisant sa dépendance aux combustibles fossiles.
Dans les prochaines semaines, la Commission européenne lancera un appel à propositions, marquant le début d’une phase cruciale pour les porteurs de projets. Les équipes tunisiennes et algériennes devront finaliser leurs demandes de subventions afin de maximiser leurs chances d’obtenir des fonds européens.
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