Au 15 août 2025, les barrages contenaient près de 754 millions de mètres cubes d’eau, soit à peine 32 % de leur capacité. Ce niveau, publié dans le dernier bulletin de l’Observatoire national de l’agriculture, traduit une progression notable par rapport à 2024, où les réserves n’atteignaient que 571 millions de m³. Mais malgré cette hausse de 32 %, les stocks demeurent insuffisants face aux besoins du pays et inférieurs aux moyennes historiques.
La répartition régionale confirme la forte dépendance du pays à ses barrages du Nord, qui concentrent plus de 92 % des volumes. Le Centre et le Sud restent très peu approvisionnés, avec respectivement 6,1 % et 1,8 % seulement. Le barrage de Sidi Salem, le plus important du pays, ne dépasse pas 27,4 % de remplissage, tandis que Sidi El Barrak affiche un niveau plus favorable à 47,2 %.
Les apports en eau, depuis le début de la saison, atteignent 977 millions de m³. Ils progressent de près de 50 % par rapport à l’année dernière, mais demeurent bien en dessous de la moyenne, qui s’élève habituellement à 1,79 milliard de m³. Là encore, la quasi-totalité des apports a bénéficié au Nord du pays.