Tunisie : L’OIM et l’INTES signent un accord sur la recherche et l’emploi dans le domaine migratoire

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L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’Institut national du travail et des études sociales (INTES) ont officialisé un accord de coopération destiné à relier la recherche universitaire au monde professionnel. Cet engagement commun a pour objectif de faire de la recherche un outil efficace pour mieux comprendre et gérer le phénomène migratoire. Ainsi, les deux institutions entendent produire des connaissances pertinentes et les appliquer concrètement afin de relever les défis liés à la migration.
La collaboration se concrétisera par l’organisation conjointe de l’Université d’été sur les migrations, laquelle constituera un temps fort d’échanges et de formation. Par ailleurs, des enquêtes et études communes seront réalisées pour approfondir la compréhension des dynamiques migratoires. Enfin, des experts de l’OIM interviendront dans des formations spécifiques organisées par l’INTES, favorisant ainsi un transfert de compétences et une montée en capacités des deux structures. Cette approche multidimensionnelle permet d’envisager une articulation solide entre théorie et pratique.
Cet accord s’inscrit dans un paysage migratoire tunisien en constante évolution. Par exemple, en juillet 2025, l’OIM a facilité le retour volontaire de 1 096 migrants grâce à trois vols spéciaux et trente-cinq vols commerciaux. Depuis le début de l’année, ce sont plus de 5 000 personnes qui ont bénéficié de ce type d’assistance. De plus, des programmes tels que HELMA visent à améliorer l’accès à l’emploi et à la formation des jeunes dans les régions de Médenine et Tataouine, où les tentatives d’émigration irrégulière sont fréquentes.
À plus long terme, ce partenariat devrait contribuer à l’élaboration de politiques migratoires mieux informées et plus efficientes. Les données recueillies et analysées conjointement alimenteront les réflexions stratégiques, tandis que la formation des acteurs renforcera les capacités nationales en matière de gestion migratoire. Cette initiative s’aligne d’ailleurs sur les priorités fixées par la Stratégie nationale pour la jeunesse et la Stratégie des Nations Unies pour la Jeunesse 2030. Elle participe également à la réalisation des objectifs de développement durable, où la migration est perçue comme un facteur de développement inclusif.

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