Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a présidé, lundi 4 août 2025 une réunion de travail réunissant des spécialistes médicaux et des responsables du Centre national de transplantation d’organes. L’objectif : évaluer les progrès réalisés dans le cadre du programme national et tracer de nouvelles pistes pour renforcer cette filière vitale.
Au cœur des échanges, une question essentielle : comment rendre le système de transplantation plus rapide, mieux coordonné et davantage performant ? Plusieurs orientations ont été arrêtées à l’issue de la rencontre.
Parmi les décisions phares, le ministère prévoit de doter les équipes médicales des équipements nécessaires et de renforcer les ressources humaines pour garantir de meilleures conditions de travail. Une plateforme numérique nationale sera également mise en place afin de faciliter la coordination entre les différents intervenants, de la détection des donneurs à la réalisation des greffes.
La numérisation intégrale du parcours de soin, le soutien à la recherche scientifique ainsi que la formation continue des professionnels de santé figurent aussi parmi les priorités. Un accent particulier sera mis sur la sensibilisation : former tous les acteurs du secteur à la culture du don d’organes et en faire un véritable engagement citoyen et solidaire.
Pionnière en la matière dès les années 1980, la Tunisie cherche aujourd’hui à réaffirmer sa place de leader dans le monde arabe et en Afrique. Pour y parvenir, la diffusion de la culture du don et l’élargissement du cercle des donneurs sont perçus comme des leviers essentiels pour sauver toujours plus de vies.