Tunisie : Vers un réinvestissement de la dette extérieure dans des projets durables

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Un conseil ministériel restreint s’est tenu mardi 5 août 2025, sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri, consacré à l’examen d’une initiative de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale (CESAO/ESCWA). Cette initiative propose un mécanisme permettant de convertir une partie de la dette extérieure en investissements destinés à financer des projets d’adaptation aux changements climatiques.

Un mécanisme innovant pour financer la transition écologique

La Tunisie, à l’instar de plusieurs pays de la région, a rejoint cette initiative de financement alternatif qui mise sur un principe de « dette contre investissements climatiques ». Le mécanisme permettrait de rediriger les paiements de la dette bilatérale vers des projets prioritaires répondant aux plans nationaux de développement et aux besoins locaux, tout en s’inscrivant dans une logique de durabilité et de résilience.

Sarra Zaafrani Zenzri a souligné que cette initiative constitue une véritable opportunité pour engager la Tunisie dans une trajectoire de croissance équitable et durable. Elle a mis en avant les synergies possibles avec les objectifs nationaux, notamment en matière de gestion des ressources hydriques, d’assainissement, de transition énergétique, de protection de l’environnement et de développement régional.

Des projets concrets pour des retombées mesurables

Lors de la réunion, une première série de projets prioritaires a été examinée. Ceux-ci ont été identifiés à partir des propositions des conseils locaux, régionaux et interrégionaux, dans le cadre de l’élaboration du plan de développement 2026-2030. Cinq domaines sont au cœur de cette stratégie :

  • La gestion durable des ressources en eau
  • Le développement des énergies renouvelables
  • Le traitement des eaux usées
  • La réhabilitation des forêts
  • La protection du littoral face aux risques climatiques

Ces projets sont appelés à produire des résultats concrets : amélioration de l’accès à l’eau potable, adoption de technologies modernes pour le traitement des eaux usées, augmentation de la part des énergies renouvelables à 35 % d’ici 2030, restauration des écosystèmes forestiers, renforcement de la résilience des zones côtières, amélioration des conditions de vie dans les régions marginalisées et création d’emplois.

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