Le colonel Chamseddine Adouani, chef du Bureau de coordination et de communication de l’Observatoire national de la sécurité routière, a annoncé l’intégration de la caméra parmi les dispositifs permettant de constater certaines infractions au Code de la route. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la révision et du complément du décret n°155 de 2000 relatif aux appareils de contrôle.
Dans une déclaration sur les ondes de la radio nationale, Adouani a précisé que la caméra constitue un élément central du système de surveillance automatisée des routes, permettant de détecter plus efficacement les infractions et de renforcer le respect du Code de la route.
Il a souligné que l’année 2025 marquera un tournant législatif majeur en matière de sécurité routière. Parmi les réformes prévues figure la reclassification des amendes, avec la suppression des contraventions de 6 et 10 dinars, remplacées par trois nouvelles catégories sanctionnées par 20, 40 et 60 dinars. Le retrait du permis de conduire sera désormais appliqué en cas de dépassement de la vitesse autorisée de plus de 20 km/h, ainsi que pour d’autres infractions graves, telles que le non-respect du feu rouge, les dépassements interdits ou le non-respect des passages à niveau. Certaines violations pourront entraîner un retrait immédiat du permis.
Par ailleurs, un projet de révision de l’article 146 du Code de la route, relatif à la conduite sous l’influence de l’alcool, prévoit l’usage de caméras pour accélérer les procédures de preuve et mettre en place un régime plus strict que le dispositif actuel.
Enfin, une stratégie nationale de communication est en cours d’élaboration, en partenariat avec les médias publics et privés, afin de sensibiliser davantage les usagers et d’améliorer les indicateurs de sécurité routière dans le pays.