Les récentes déclarations faites par l’avocat égyptien Nabih Wahch, lors du programme « Infirad » diffusé sur la chaîne égyptienne Al Assemah, ont suscité une polémique sur les réseaux sociaux et l’ire des internautes partout dans le monde arabe.
L’avocat égyptien qui a affirmé que le viol et l’harcèlement sexuel de toute fille portant un jeans déchiré de l’arrière est désormais un devoir envers la patrie, fait face ces derniers jours à une vague de colère lancée à son encontre notamment par des femmes arabes. Ces dernières ont appelé à traduire l’avocat en question devant la justice et à l’ouverture d’une enquête à son encontre. Un hastagh intitulé « La condamnation de Nabih Wahch est un devoir envers la patrie » a vu le jour sur les réseaux sociaux. Le conseil national de la femme égyptienne a de son côté porté plainte auprès du ministère public contre de l’avocat controversé qui, à travers ses déclarations, voudrait inciter au viol et à l’harcèlement.
Suite à cette vague de colère initiée sur les réseaux sociaux, l’avocat égyptien s’est vu obligé d’intervenir en direct lors du programme « Al Achira Massaa » présenté par Wael Ibrachi, pour revenir sur ses déclarations et les préciser. Lors d’une intervention téléphonique, Nabih Wahch affirme qu’il souhaitait à travers son discours mettre en garde les jeunes femmes contre le port des jeans déchirés ajoutant qu’une femme portant un jeans déchiré de l’arrière incite implicitement les hommes à l’harceler. Il a ajouté que même si sa propre fille porterait un jeans déchiré, son harcèlement ou son viol deviendrait un devoir patriotique. Heureusement que le ridicule ne tue pas !