Un enfant tunisien sur cinq concerné : l’UNICEF publie son rapport sur le surpoids

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Un récent rapport de l’Unicef établit un constat sans équivoque concernant l’évolution nutritionnelle en Afrique. La malnutrition sous sa forme de surpoids et d’obésité infantile connaît une expansion significative sur le continent, notamment dans plusieurs pays dont la Tunisie présente les indicateurs les plus élevés. Ce phénomène résulte principalement de la diffusion accrue des boissons sucrées et des aliments ultra-transformés, accompagnée par des stratégies marketing agressives.

La Tunisie en tête d’un classement préoccupant

Les données recueillies révèlent une situation particulièrement alarmante en Tunisie, qui enregistre un taux de surpoids de 18% chez les enfants de moins de cinq ans. Cette proportion marque une nette augmentation depuis 2012, où elle s’établissait à 14%. Le Cameroun suit avec 14%, contre 8% en 2012, affichant ainsi la progression défavorable la plus marquée parmi les nations africaines. L’Algérie et l’Afrique du Sud se partagent la troisième position avec un taux de 13%, bien que suivant des trajectoires différentes.

La tendance générale qui se dégage de cette analyse montre une absence quasi-générale de progrès dans la plupart des pays, sept nations enregistrant une stagnation et trois autres, dont la Tunisie et le Cameroun, voyant leur situation nutritionnelle se détériorer.

Des disparités régionales et des défis communs

Le paysage nutritionnel africain présente toutefois certaines disparités significatives. La moyenne en Afrique subsaharienne s’élève à 4%, restant inférieure à la moyenne mondiale de 5%, tandis que celle du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord atteint 8%.

Le cas du Maroc constitue une exception notable, avec une réduction du taux de surpoids infantile de 10% en 2012 à 4% en 2024. Cette amélioration contraste avec la tendance générale observée ailleurs sur le continent. La prédominance des pays à revenu intermédiaire en tête du classement corrobore l’analyse selon laquelle l’accessibilité croissante des produits ultra-transformés accompagne le développement économique des nations.

Cette situation nutritionnelle nouvelle appelle des mesures coordonnées et des politiques publiques adaptées pour faire face à ce défi sanitaire émergent. L’uniformité de l’absence de progrès dans la majorité des pays africains souligne la nécessité d’une réponse concertée face à la transformation des environnements alimentaires.

 

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