Une étude sur le pouvoir d’achat des Tunisiens attendue en novembre

Your browser does not support the audio element.

Le directeur général de l’Institut national de la consommation (INC), Chokri Rajeb, a annoncé ce vendredi 1er août qu’une étude approfondie sur le pouvoir d’achat des Tunisiens sera publiée en novembre prochain. Menée sur deux ans et demi à la demande du ministère du Commerce, cette enquête vise à mieux comprendre les difficultés actuelles et à proposer des solutions concrètes.

Invité sur les ondes de la radio nationale, Rajeb a expliqué que l’étude ne se contente pas de dresser un constat. Elle contient également une série de recommandations pour tenter d’enrayer la baisse du pouvoir d’achat et améliorer la situation des consommateurs. Selon lui, il est essentiel que les autorités prennent ces propositions au sérieux et agissent en conséquence.

En parallèle, l’Institut prévoit de lancer une nouvelle enquête sur la perception des produits tunisiens, tant chez les consommateurs que chez les industriels et commerçants. L’objectif : évaluer la place qu’occupent les produits locaux dans le quotidien des Tunisiens.

Rajeb a tenu à préciser que toutes les études menées par l’INC reposent sur une approche rigoureuse, combinant des analyses théoriques et des enquêtes de terrain. Ces dernières sont menées selon des méthodes validées par le Conseil supérieur de la statistique, notamment à travers des entretiens directs avec les consommateurs.

Le directeur de l’INC a également pointé du doigt un problème récurrent : le manque de culture de consommation. Selon lui, de nombreux Tunisiens rencontrent des difficultés dans leurs choix d’achat ou dans leur gestion des dépenses. Pour y remédier, l’Institut travaille en collaboration avec plusieurs partenaires, notamment dans le cadre d’actions éducatives. Il a cité en exemple une caravane de sensibilisation organisée dans les écoles, et a plaidé pour que ce type d’initiative soit étendu, en particulier dans le Grand Tunis et les régions de l’intérieur.

Enfin, Rajeb a appelé à repenser les missions de l’Institut afin qu’il soit davantage en lien direct avec les consommateurs. Il souhaite que l’INC joue un rôle plus actif dans la diffusion d’informations utiles, notamment sur les bonnes pratiques d’achat et la sécurité des produits.

Related posts

Emploi des jeunes : La Banque mondiale présente ses projections démographiques pour les pays en développement

L’Union européenne ouvre les candidatures pour son Programme des visiteurs 2027 aux professionnels tunisiens

Donald Trump maintient la pression douanière après le revers de la Cour suprême