Les professionnels du secteur du transport public non régulier de personnes observeront, ce lundi 13 juillet, une grève générale touchant l’ensemble des activités du secteur : taxi individuel, taxi collectif, taxi touristique, « louage » et transport rural. Le mouvement de protestation se déroulera de 5h00 du matin jusqu’à 21h00 le même jour.
Dans un communiqué, la Fédération nationale du transport, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), a expliqué que cette grève intervient en réaction à ce qu’elle qualifie de politique de tergiversation menée par l’autorité de tutelle, ainsi qu’au non-respect des engagements et promesses antérieurement pris envers le secteur.
La Fédération a rappelé que les autorités concernées étaient revenues sur leurs engagements relatifs à l’application de la hausse tarifaire prévue au cours du mois de juin dernier, alors qu’elles s’étaient précédemment engagées à la mettre en œuvre fin mars 2026. Selon la structure syndicale, l’absence de signes d’apaisement et la persistance dans l’ignorance des revendications des professionnels ont rendu inévitable le recours à cette action de protestation.
Il convient de rappeler qu’une précédente grève, prévue le 27 avril 2026, avait été suspendue suite à l’intervention du président de l’UTICA et du président de la Fédération nationale du transport auprès de l’autorité de tutelle. Cette médiation avait alors abouti à des engagements formels portant sur l’examen des dossiers en suspens dans un délai ne dépassant pas le 31 août 2026, ainsi que sur le règlement du dossier de la hausse tarifaire durant le mois de juin 2026. C’est le constat du non-respect de ces engagements, établi lors de la réunion des présidents des chambres syndicales nationales tenue le 30 juin 2026 au siège de l’UTICA, qui a conduit à la décision d’activer la grève.
La structure syndicale a appelé l’ensemble des propriétaires de véhicules de transport non régulier à respecter l’organisation de ce mouvement et à laisser leurs véhicules à domicile pendant toute la durée de la grève, afin d’éviter toute tentative d’exacerbation des tensions ou de propagation du désordre. Elle a par ailleurs mandaté les présidents des chambres régionales pour prendre les décisions appropriées selon les spécificités de chaque région.
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