Le déficit commercial énergétique de la Tunisie a enregistré une baisse de 3% à fin août 2025. Il est ainsi passé à 7,55 milliards de dinars, contre 7,78 milliards de dinars pour la même période en 2024. Ce calcul intègre les redevances perçues sur les exportations de gaz algérien transitant par la Tunisie.
La réduction du déficit résulte de l’évolution contrastée des postes commerciaux. En effet, les exportations d’énergie ont chuté de 37% en valeur. Parallèlement, les importations énergétiques ont également diminué, mais dans une proportion moindre, affichant un recul de 11%. Par conséquent, le resserrement du déficit est principalement attribuable à un recul plus marqué des importations par rapport à celui des exportations.
Les échanges énergétiques tunisiens subissent l’influence directe de trois éléments. Il s’agit des quantités physiques échangées, du taux de change du dinar face au dollar et des cours internationaux du pétrole. Le rapport de l’Observatoire national de l’énergie et des mines précise qu’en août 2025, le prix du baril de Brent a accusé une baisse de 13 dollars par rapport à août 2024. De surcroît, le dinar tunisien s’est déprécié de cinq pour cent face au dollar sur la même période. Ces deux facteurs ont mécaniquement impacté la valeur en dinars des produits échangés.
le résultat financier pour la période janvier-août 2025 montre un déficit énergétique qui se contracte légèrement pour s’établir à 7,55 milliards de dinars. Cette amélioration marginale est donc le fruit d’un contexte international particulier, caractérisé par un net repli des cours du pétrole. Elle ne reflète pas une consolidation structurelle de la balance énergétique, laquelle reste tributaire des fluctuations des marchés mondiaux.