Une vaste mobilisation s’est engagée en faveur de la libération de la journaliste Chadha Haj Mbarek, détenue dans le cadre de l’affaire dite « Instalingo », et appelée à comparaître ce vendredi 9 janvier devant la justice. Cette affaire continue de susciter une vive controverse, notamment en raison de la situation humaine et sanitaire préoccupante de la jeune journaliste, incarcérée depuis plus de deux ans.
L’état de santé de Chadha Haj Mbarek se serait gravement détérioré en milieu carcéral, provoquant une inquiétude croissante parmi ses proches, ses confrères et les organisations de défense des droits humains. Selon les informations communiquées par sa famille, la journaliste aurait été victime d’une agression physique en détention, sans bénéficier par la suite d’un suivi médical approprié ni d’une prise en charge rapide.
Ce manque de soins aurait entraîné un retard alarmant dans le diagnostic de son état de santé, aboutissant à la découverte tardive de deux tumeurs, l’une située à l’abdomen et l’autre à la poitrine. La gravité de la situation rend désormais indispensable une intervention chirurgicale urgente, difficilement compatible avec son maintien en détention.
Face à cette situation jugée critique, des dizaines de journalistes et de professionnels des médias ont exprimé leur solidarité avec Chadha Haj Mbarek. Ils appellent à sa libération immédiate, au respect de ses droits fondamentaux et à une prise en charge médicale adéquate, estimant que sa détention prolongée constitue une menace directe pour sa santé et sa dignité humaine.