Vignette 2026 : nouveaux tarifs, obligations et paiement numérique, ce que l’on sait

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Le projet de loi de finances 2026 rebat les cartes pour les automobilistes. Entre la révision des tarifs de la vignette, l’obligation d’une situation fiscale irréprochable et le virage vers le paiement électronique, le dispositif évolue profondément. L’objectif est double : moderniser une procédure souvent encombrée et renforcer la discipline fiscale.

Une taxe incontournable, mais avec des exemptions strictes

La vignette demeure obligatoire pour la quasi-totalité des véhicules circulant en Tunisie. Seules quelques catégories échappent à cette contribution : les véhicules dédiés au transport de marchandises dépassant 300 kg de charge utile, les voitures immatriculées à l’étranger durant les trois premiers mois de leur séjour et les véhicules destinés au transport professionnel de personnes, qu’il s’agisse de taxis individuels, collectifs, touristiques, de louages ou encore de transport rural. En dehors de ces cas précis, tous les propriétaires sont soumis aux délais et aux montants fixés pour 2026, sans dérogation possible.

 Les tarifs 2026 pour les particuliers 

Pour les personnes physiques, les échéances sont désormais fixées au 5 mars pour les plaques paires et au 5 avril pour les plaques impaires. Les tarifs suivent la puissance fiscale du véhicule et le type de carburant. Les voitures entre 1 et 4 chevaux sont facturées 65 dinars pour l’essence, 215 dinars pour le diesel et 390 dinars pour le GPL. Pour les puissances intermédiaires, les montants évoluent progressivement : un véhicule de 5 à 7 CV devra s’acquitter de 130 dinars en essence, 280 en diesel et 455 en GPL. Les 8 et 9 CV oscillent entre 180 et 580 dinars selon le carburant. Les catégories supérieures, notamment les voitures de 12 à 13 CV, franchissent la barre des mille dinars, avec des montants allant de 1050 à 1450 dinars. Les puissances les plus élevées, 16 CV et plus, atteignent 2100 dinars pour l’essence et jusqu’à 2500 dinars pour le GPL.

Entreprises et institutions 

Pour les personnes morales, la règle est plus simple mais plus exigeante : tous les véhicules doivent être en règle avant le 5 février 2026, sans distinction de plaques. Les montants sont systématiquement doublés par rapport aux particuliers. Les 1 à 4 CV sont tarifés entre 130 et 455 dinars selon le carburant, tandis qu’un véhicule de 5 à 7 CV atteint 585 dinars en GPL. À partir de 12 CV, les montants grimpent en flèche : 2100 dinars pour l’essence, 2325 pour le diesel et 2500 pour le GPL. Les puissances de 16 CV et plus dépassent les 4200 dinars, illustrant une logique fiscale qui fait peser davantage sur les flottes professionnelles.

 La règle qui change tout : être fiscalement en règle

C’est l’un des tournants majeurs de l’année 2026. Le paiement de la vignette est désormais conditionné à une situation fiscale propre. Aucun contribuable ne pourra payer la taxe sans présenter une déclaration d’impôts fiable et actualisée. Les particuliers devront régulariser leur déclaration de revenus, tandis que les entreprises devront prouver la mise à jour de leurs déclarations au titre de l’activité. Cette mesure vise directement l’évasion et l’économie informelle qui, depuis des années, grignotent les recettes fiscales.

Une année de transition vers un paiement intégralement numérique

Le ministère des Finances a annoncé que 2026 marque le début d’un basculement structurel. La Tunisie s’oriente vers un système de paiement électronique généralisé pour la vignette, qui deviendra la norme dès l’entrée en vigueur de la plateforme nationale prévue dans le courant de l’année. L’objectif est d’en finir avec les files interminables devant les recettes financières et d’abandonner progressivement le paiement en espèces. La réforme vise aussi une plus grande traçabilité des flux financiers, une lutte plus ferme contre les faux reçus et une simplification des démarches pour les automobilistes.

Cette modernisation ne se limite pas aux grandes villes. Le ministère prévoit d’étendre progressivement la couverture numérique pour permettre aux citoyens des régions les plus éloignées d’accéder aux mêmes services électroniques, réduisant ainsi les inégalités territoriales.

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