Dans un communiqué rendu public ce samedi 4 juillet, l’Ordre national des médecins de Tunisie a fermement condamné les récentes agressions dont ont été victimes plusieurs médecins dans l’exercice de leurs fonctions.
l’Ordre qualifie ces actes de violence d’inacceptables, dénonçant une atteinte à l’intégrité physique et morale des médecins et de l’ensemble des professionnels de santé, ainsi qu’aux conditions de sérénité et de sécurité indispensables à la pratique médicale. Il y voit également une menace pour la continuité des services de santé et pour le droit des citoyens à être soignés dans des espaces sûrs, garants de la dignité de tous.
L’Ordre rappelle à cette occasion que la protection des médecins et des personnels soignants ne relève ni d’une revendication corporatiste ni d’un privilège professionnel, mais constitue une obligation légale et institutionnelle, condition essentielle à la protection du patient et au bon fonctionnement du système de santé.
Le Conseil exprime sa pleine solidarité avec les confrères agressés et appelle les autorités compétentes à appliquer la loi avec la plus grande fermeté à l’encontre des auteurs de ces agressions. Il réclame l’ouverture d’enquêtes judiciaires et la mise en œuvre de toutes les mesures légales nécessaires, afin d’établir les responsabilités, de sanctionner les agresseurs et de prévenir la répétition de tels actes.
L’institution s’engage par ailleurs à apporter, dans le cadre de ses prérogatives et conformément aux textes en vigueur, un accompagnement juridique aux médecins victimes, afin de garantir leurs droits et l’aboutissement des procédures judiciaires.
L’Ordre des médecins demande, en toute urgence, la mise en place d’un programme national de sécurisation des établissements de santé publics et privés. Ce programme devrait notamment prévoir l’organisation des accès aux espaces de soins, la mise en place de mécanismes de protection adaptés, ainsi que des procédures claires de signalement et d’intervention. L’institution appelle également à l’adoption d’une stratégie nationale de prévention et de lutte contre la violence au sein des établissements sanitaires.
Rappelons que l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM) avait, de son côté, vivement condamné les récentes agressions survenues au sein de l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba de Monastir et de l’hôpital universitaire Ibn El Jazzar de Kairouan, dénonçant un climat de violence devenu, selon elle, une menace directe pour la sécurité des professionnels de la santé dans les établissements publics.
La prise de position de l’Ordre national des médecins s’inscrit ainsi dans la continuité de cette mobilisation, les deux institutions convergeant vers un même constat : sans mesures de sécurisation concrètes et une réponse judiciaire ferme, la sécurité des soignants — et par extension celle des patients — demeure fragilisée au sein des structures hospitalières tunisiennes.
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