Dans le cadre des demandes de visa étudiant ou de participation à un programme d’échange culturel aux États-Unis, les autorités américaines recommandent vivement aux candidats de rendre leurs comptes sur les réseaux sociaux accessibles au public. L’objectif affiché : faciliter l’identification du demandeur et accélérer le traitement du dossier.
Mais cette consigne, en apparence anodine, soulève de nombreuses interrogations. Doit-on vraiment exposer sa vie numérique pour pouvoir étudier à l’étranger ? La demande d’accès aux profils personnels, même indirecte, interpelle quant au respect de la vie privée.
Pour certains, il s’agit d’une simple mesure de sécurité, justifiée par le besoin de vérifier les intentions et la cohérence du profil du candidat. Pour d’autres, c’est une forme de contrôle intrusif qui pourrait pénaliser des étudiants sur la base d’opinions, de publications anciennes ou mal interprétées. D’autant plus que rendre un compte « public » ouvre la porte à une évaluation subjective de son contenu : une blague, une photo, une interaction peuvent être sorties de leur contexte et nuire à l’image du demandeur.
Ainsi, cette pratique – bien que non officiellement obligatoire – met les candidats dans une position délicate : protéger leur vie privée ou maximiser leurs chances d’obtenir le visa.