Washington dévoile une feuille de route pour mettre fin à la guerre à Gaza

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Le président américain Donald Trump a présenté, lundi 29 septembre 2025, au côté du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, une nouvelle feuille de route visant à mettre fin à la guerre en cours dans la bande de Gaza. Le plan, publié par la Maison-Blanche, se veut une réponse urgente à l’escalade du conflit et ambitionne d’ouvrir la voie à un règlement politique plus large entre Israéliens et Palestiniens.

Les principales dispositions du plan américain

La feuille de route se décline en plusieurs points clés:

Cessez-le-feu immédiat dès l’acceptation de l’accord par Israël et le Hamas.

Ouverture d’un dialogue entre Israéliens et Palestiniens pour définir un horizon politique de coexistence.

Libération de tous les otages dans un délai de 72 heures après l’annonce de l’acceptation israélienne.

Aucun déplacement forcé : nul ne sera contraint de quitter la bande de Gaza.

Démilitarisation de Gaza : le territoire devra rester exempt de toute organisation armée considérée comme terroriste et ne plus représenter une menace pour ses voisins.

Sortie sécurisée des membres du Hamas souhaitant quitter Gaza.

Garantie israélienne : Tel-Aviv s’engage à ne pas occuper Gaza ni à l’annexer à son territoire.

Retrait progressif de l’armée israélienne : un gel des lignes de front sera instauré le temps du retrait et de la libération des otages, avant un désengagement complet.

Transfert de l’administration : la gestion de Gaza serait confiée à l’Autorité palestinienne après l’achèvement d’un programme de réformes.

Supervision internationale : une nouvelle instance internationale de suivi sera créée, présidée par Donald Trump lui-même, avec comme membre l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Une gouvernance internationale controversée

La participation de Tony Blair dans ce dispositif n’a pas manqué de susciter des critiques, compte tenu de son rôle dans la guerre en Irak en 2003. Le choix de confier à l’ancien dirigeant britannique une responsabilité dans la supervision de Gaza soulève des interrogations sur la neutralité et la crédibilité de cette instance.

En parallèle à la présentation du plan à Washington, plusieurs pays arabes et musulmans réunis à New York ont publié un communiqué conjoint saluant les efforts américains. Les ministres des Affaires étrangères de la Jordanie, des Émirats arabes unis, d’Indonésie, du Pakistan, de la Turquie, de l’Arabie saoudite, du Qatar et de l’Égypte ont exprimé leur soutien à l’initiative.

Dans leur déclaration, ils ont :

Accueilli favorablement les efforts de Donald Trump pour mettre fin à la guerre.

Affirmé leur volonté de coopérer pour assurer la mise en œuvre de la feuille de route.

Réitéré leur confiance dans le rôle de Washington pour consolider la paix dans la région.

Insisté sur la nécessité de reconstruire Gaza et de garantir qu’aucune forme de déplacement forcé ne soit imposée à sa population.

Cependant, toutes les réactions ne sont pas positives. La mouvement du Jihad islamique a dénoncé le plan, le qualifiant de “recette pour poursuivre l’agression” et d’“imposition d’un agenda israélo-américain que la guerre n’a pas permis de réaliser”.

Certains analystes, à l’instar du politologue Fawaz Gerges, estiment que la proposition de Trump n’est qu’une reprise de l’ancienne stratégie de Netanyahou, habillée d’une légitimité internationale.

Vers un nouveau chapitre ou une impasse annoncée ?

La feuille de route américaine se présente comme un tournant potentiel dans la crise, en promettant la fin immédiate des hostilités et un retour progressif à la stabilité. Mais de nombreuses questions demeurent : l’acceptation du Hamas, la faisabilité d’une gouvernance internationale, et surtout la capacité de l’Autorité palestinienne à reprendre le contrôle d’un territoire meurtri par la guerre et la division politique.

Alors que les combats continuent de ravager Gaza, l’avenir de cette initiative dépendra largement de la réaction des principaux acteurs du conflit et de la confiance que les Palestiniens accorderont à un plan façonné entre Washington et Tel-Aviv, mais déjà soutenu par plusieurs capitales arabes et islamiques.

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