{"id":367273,"date":"2025-08-25T08:00:18","date_gmt":"2025-08-25T07:00:18","guid":{"rendered":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/?p=367273"},"modified":"2025-08-25T10:07:29","modified_gmt":"2025-08-25T09:07:29","slug":"la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/","title":{"rendered":"La fripe de nos jours\u00a0: Place au luxe ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le secteur <\/strong><strong><em>de la friperie est un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 du paysage textile tunisien qui fait face aujourd\u2019hui \u00e0 de multiples d\u00e9fis, li\u00e9s en grande partie, \u00e0 des difficult\u00e9s financi\u00e8res et des r\u00e9glementations complexes, voire obsol\u00e8tes. D\u2019ailleurs, une grande vari\u00e9t\u00e9 d\u2019individus, d\u2019organisations et d\u2019entreprises impliqu\u00e9es dans ce domaine d\u2019activit\u00e9 s\u2019accordent \u00e0 dire que le secteur est assassin\u00e9 par sa r\u00e8glementation et son environnement \u00e9conomique.<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>Par Khadija Taboubi<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>Un grand nombre d\u2019entreprises ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 contraintes de fermer leurs portes en raison de probl\u00e8mes financiers, de lourdes sanctions douani\u00e8res et de difficult\u00e9s dans la cha\u00eene d\u2019approvisionnement, comme les restrictions sur la vente inter-gouvernorats. Selon la Chambre nationale syndicale des commer\u00e7ants grossistes de friperie, en 2023, le secteur de la friperie en Tunisie a effectivement subi des pertes, avec une estimation de 10.000 \u00e0 20.000 vendeurs de d\u00e9tail ayant quitt\u00e9 le march\u00e9. Cette situation est principalement attribu\u00e9e \u00e0 une augmentation de 20% du prix des balles de friperie, cons\u00e9quence de la loi de Finances de 2023. Un autre constat non moins important que le pr\u00e9c\u00e9dent s\u2019articule autour d\u2019une baisse sensible de la production et de la demande, au niveau des propri\u00e9taires d\u2019usines, des d\u00e9taillants et des grossistes, ainsi que des citoyens, qui \u00e9vitent d\u00e9sormais les v\u00eatements de seconde main \u00e0 cause des prix \u00e9lev\u00e9s et d\u2019une mauvaise qualit\u00e9.<br \/>\nOr, avec des entreprises qui se multiplient et de nouvelles tendances qui apparaissent comme la vente en ligne et le vide-greniers qui est une vente au public d\u2019objets d\u2019occasion, organis\u00e9e par des particuliers souhaitant se d\u00e9barrasser d\u2019articles dont ils n\u2019ont plus besoin, il y a un besoin d\u2019ajustement ou de refonte de la l\u00e9gislation existante pour qu\u2019elle soit plus efficace, pertinente et plus adapt\u00e9e au contexte actuel.<br \/>\nEn effet, la r\u00e9glementation en vigueur fait en sorte qu\u2019une grande partie des industriels de la friperie y \u00e9chappe et favorise la contrebande et les circuits parall\u00e8les. Cette pratique qui met le citoyen devant un v\u00e9ritable danger, risque \u00e0 son tour de nuire \u00e0 l\u2019\u00e9conomie formelle, entraver la croissance, et peut m\u00eame avoir des cons\u00e9quences sanitaires. De plus, des risques de sanctions europ\u00e9ennes sur la gestion des d\u00e9chets de la friperie pourraient affecter davantage le secteur, notamment au niveau de l\u2019exportation. Rappelons que la nouvelle r\u00e9glementation europ\u00e9enne, connue sous le nom de M\u00e9canisme d\u2019Ajustement Carbone aux Fronti\u00e8res (MACF) ou CBAM, entrera en vigueur \u00e0 partir du 1er janvier 2026 et vise \u00e0 imposer un prix du carbone sur les produits import\u00e9s. Cette nouvelle donne europ\u00e9enne interpelle la r\u00e9vision des lois encadrant les entreprises exportatrices en Tunisie dans l\u2019objectif de s\u2019adapter aux r\u00e9alit\u00e9s actuelles du march\u00e9 et de renforcer la comp\u00e9titivit\u00e9 des entreprises tunisiennes exportatrices face aux changements constants qui se manifestent \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale.<\/p>\n<p><strong>Visite \u00e0 Ibn Khaldoun et Ezzahrouni<br \/>\n<\/strong>Jeudi 17 juillet 2025, nous \u00e9tions au march\u00e9 de la fripe situ\u00e9 \u00e0 Ibn Khaldoun. Il est 9h du matin. Les gens ne se bousculaient pas encore\u00a0et les transactions \u00e9taient presque absentes. Les vendeurs \u00e9taient au rendez-vous alors que leurs clients n\u2019y \u00e9taient pas. Il est fort probable que ce soit t\u00f4t surtout que ce n\u2019est pas un weekend. A 10h30, l\u2019affluence est encore faible. <em>Face \u00e0 ce constat, nous avons<\/em>\u00a0\u00e9mis deux\u00a0<em>hypoth\u00e8ses<\/em>\u00a0: la premi\u00e8re est que ce march\u00e9, contrairement \u00e0 ses d\u00e9buts, n\u2019int\u00e9resse plus ses clients et la deuxi\u00e8me est que les prix sont trop chers. Mais apr\u00e8s une petite balade, nous avons conclu que les deux hypoth\u00e8ses \u00e9taient vraies et que ce march\u00e9 qui attirait aussi bien les personnes \u00e0 revenus modestes que les amateurs de mode \u00e0 la recherche de bonnes affaires, n\u2019est plus comme avant. Il n\u2019y a ni les personnes \u00e0 revenus modestes \u00e0 cause de la hausse vertigineuse des prix et la d\u00e9t\u00e9rioration de la qualit\u00e9 des v\u00eatements, ni les amateurs de mode \u00e0 cause d\u2019un manque flagrant de marques pour lesquelles ils viennent. <em>\u00abAujourd\u2019hui, les familles \u00e0 revenus faible et moyen ne sont plus en mesure d\u2019acheter leurs v\u00eatements de la fripe\u2026Ce n\u2019est plus comme avant\u00a0! Les prix sont exorbitants. Ils ont mont\u00e9 en fl\u00e8che et cela ne concerne pas uniquement le march\u00e9 de la fripe d\u2019Ibn Khaldoun mais \u00e9galement tous les march\u00e9s de la fripe dans le pays. Avant, avec 20 dinars tu peux acheter entre 5 et 10 pi\u00e8ces de bonne qualit\u00e9 contrairement \u00e0 aujourd\u2019hui o\u00f9 ce montant ne permet d\u2019acheter qu\u2019une ou deux pi\u00e8ces et qui ne sont pas de bonne qualit\u00e9\u00bb,<\/em>\u00a0c\u2019est ce que nous a confi\u00e9 Wafa El Amri, jeune femme tunisienne, directrice d\u2019une garderie scolaire. <em>\u00abLa fripe est con\u00e7ue pour venir en aide aux familles tunisiennes \u00e0 revenu limit\u00e9 mais avec ces prix-l\u00e0, \u00e7a devient inaccessible pour cette cat\u00e9gorie de soci\u00e9t\u00e9 qui souffre d\u00e9j\u00e0 d\u2019un revenu limit\u00e9 et de la d\u00e9t\u00e9rioration de son pouvoir d\u2019achat<\/em>\u00bb, a-t-elle martel\u00e9. <em>\u00ab\u00a0Avant, j\u2019achetais pour mon fils les v\u00eatements de l\u2019\u00abA\u00efd El Fitr\u00bb de la fripe, mais apr\u00e8s une exp\u00e9rience de deux ans, j\u2019ai pris ma d\u00e9cision de ne plus recourir \u00e0 la fripe \u00e0 cause de la mauvaise qualit\u00e9, surtout que les prix \u00e9taient tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s, entre 50 et 70 dinars pour la seule pi\u00e8ce<\/em>\u00bb, a-t-elle encore dit.<br \/>\nAfef Rjich, une soixantenaire qui \u00e9tait en train de fl\u00e2ner \u00e0 travers les rayons d\u2019une friperie, \u00e0 la recherche de v\u00eatements ou articles d\u2019occasion pour remplir son couffin encore vide, a partag\u00e9 le m\u00eame avis que Wafa\u00a0: \u00ab<em>C\u2019est fini pour la fripe ma fille. Elle n\u2019est plus pour nous\u00a0! Elle a d\u00e9sormais une autre client\u00e8le qui n\u2019est pas certainement nous, les pauvres<\/em>\u00bb. La femme qui \u00e9tait en train de fouiller dans une balle d\u2019enfants dont les prix \u00e9taient fix\u00e9s \u00e0 2 dinars, a ajout\u00e9 en prenant en main quelques pi\u00e8ces\u00a0: \u00ab<em>Le prix est certes attrayant\u00a0! C\u2019est \u00e0 deux dinars\u00a0! Oui, Dieu merci\u00a0! Mais il n\u2019y a rien\u00a0! Tu ne peux rien acheter ! Je fais la fouille au moins depuis un quart d\u2019heure mais je n\u2019ai rien trouv\u00e9<\/em>\u00bb. <em>\u00abJ\u2019ai voulu acheter une sandale mais le prix me para\u00eet trop exag\u00e9r\u00e9, il \u00e9tait \u00e0 50 dinars alors que la qualit\u00e9 n\u2019\u00e9tait pas bonne, alors j\u2019ai quitt\u00e9 la balle sans regret\u00a0et il est fort probable que je quitte le march\u00e9 sans rien acheter\u00bb,<\/em>\u00a0a-t-elle dit avec une intense tristesse.<br \/>\nLes vendeurs ont \u00e9galement fait part d\u2019un fort m\u00e9contentement et d\u2019une grande col\u00e8re par rapport \u00e0 ce qui se passe aujourd\u2019hui dans le march\u00e9 de la friperie en Tunisie. Sofiane, un Tunisien travaillant dans la vente en d\u00e9tail de la fripe depuis 25 ans, n\u2019a pas manqu\u00e9 de soutenir le fait que les prix de la friperie sont mont\u00e9s en fl\u00e8che durant ces derni\u00e8res ann\u00e9es, faisant toutefois remarquer que cette hausse a touch\u00e9 tous les secteurs d\u2019activit\u00e9 parce qu\u2019il s\u2019agit de tout un cercle vicieux, selon ses dires. Il a par ailleurs d\u00e9menti l\u2019information selon laquelle la fripe est d\u00e9sormais accessible \u00e0 la classe riche uniquement\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Non&#8230; ce n\u2019est pas juste\u00a0! C\u2019est vrai que l\u2019afflux \u00e0 la fripe a baiss\u00e9 de mani\u00e8re consid\u00e9rable pendant ces derni\u00e8res ann\u00e9es, mais le march\u00e9 est tr\u00e8s souvent fr\u00e9quent\u00e9 par les classes sociales modestes et \u00e0 revenu faible. Ce sont elles qui viennent et ach\u00e8tent m\u00eame si les prix sont tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s\u00a0! Ceux de la classe riche viennent une fois par an et le nombre est actuellement en baisse suite \u00e0 un manque en marques\u00a0\u00bb<\/em>, a-t-il assur\u00e9. <em>\u00abEn 2025 et vous voulez acheter la pi\u00e8ce \u00e0 deux dinars\u00a0? \u00c7a n\u2019existe pas\u00a0! \u00c7a devient tr\u00e8s difficile avec la hausse des prix. La balle qu\u2019on achetait avant \u00e0 500 dinars, co\u00fbte aujourd\u2019hui entre 1200 et 1300 dinars et cela fait que le pull qui co\u00fbtait avant deux dinars co\u00fbte aujourd\u2019hui 7 dinars au vendeur en d\u00e9tail. De plus, apr\u00e8s l\u2019ouverture de la balle, plusieurs pi\u00e8ces sont vendues \u00e0 un prix largement inf\u00e9rieur \u00e0 leur co\u00fbt d\u2019achat\u00bb, a-t-il expliqu\u00e9.<\/em><br \/>\nIl a soutenu par ailleurs le fait que le nombre des marques import\u00e9es en fripe a chut\u00e9 de moiti\u00e9, r\u00e9sultant du fait que l\u2019Europe recourt \u00e0 la sous-traitance en Chine, l\u00e0 o\u00f9 la qualit\u00e9 du textile et du tissu n\u2019est pas vraiment bonne.<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Est-ce la faute des grossistes\u00a0?<br \/>\n<\/strong>De son c\u00f4t\u00e9, Hedi Adouni, vendeur de fripe en d\u00e9tail, actif dans le gouvernorat de Gab\u00e8s, a point\u00e9 du doigt les lois en vigueur et les pratiques injustes exerc\u00e9es par les grossistes de la fripe contre les vendeurs de d\u00e9tail. <em>\u00ab Les prix des balles de fripe sont devenus exorbitants et hors de port\u00e9e, compliquant davantage la situation<\/em>\u00a0\u00bb, a-t-il soutenu.<br \/>\nEt de marteler que les grossistes sont en train de constituer une fortune et de s\u2019enrichir sur le dos des vendeurs de d\u00e9tails lesquels sont dans l\u2019incapacit\u00e9 d\u2019offrir des prix attractifs \u00e0 leurs clients \u00e0 cause de la hausse vertigineuse des prix au niveau des grossistes de la friperie.<br \/>\n<em>\u00ab Ceux qui vendent en gros sont de grands mafieux\u2026ils nous vendent des balles \u00e0 des prix tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s, atteignant parfois 7 ou 8 fois son prix r\u00e9el alors que la qualit\u00e9 est m\u00e9diocre\u00bb,<\/em>\u00a0a-t-il pr\u00e9cis\u00e9, faisant savoir que les prix des balles de fripe varient aujourd\u2019hui entre 1,5 et 2 mille dinars. De plus, les balles de fripe qui \u00e9taient vendues auparavant (dans l\u2019ancien r\u00e9gime) \u00e0 80 dinars sont vendues aujourd\u2019hui \u00e0 400 dinars, selon ses dires.<br \/>\nIl a aussi condamn\u00e9 la mauvaise qualit\u00e9 des v\u00eatements import\u00e9s de l\u2019\u00e9tranger. \u00ab <em>Il ne s\u2019agit pas de la m\u00eame qualit\u00e9 qu\u2019auparavant, celle import\u00e9e aujourd\u2019hui est de qualit\u00e9 m\u00e9diocre d\u2019autant plus qu\u2019il n\u2019y a pas de grandes manques\u00bb, a-t-il encore soulign\u00e9.<br \/>\n<\/em>Il a en outre indiqu\u00e9 que les vendeurs de d\u00e9tail subissent tr\u00e8s souvent d\u2019\u00e9normes pertes dues \u00e0 la faiblesse de la r\u00e9glementation r\u00e9gissant le secteur, notamment celle en rapport avec la limitation g\u00e9ographique qui interdit aux vendeurs de d\u00e9tail d\u2019\u00e9couler leurs marchandises en dehors du gouvernorat auquel ils appartiennent comme d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9 sur les autorisations attribu\u00e9es.<br \/>\nHedi Adouni a tenu en outre \u00e0 pr\u00e9ciser que contrairement aux grossistes, les vendeurs de d\u00e9tail vivent dans la pr\u00e9carit\u00e9 et sont contraints de couvrir leurs charges financi\u00e8res et payer leurs dettes et factures. Selon lui, certains sont en prison pour des affaires de ch\u00e8ques sans provisions et d\u2019autres en fuite \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>La majorit\u00e9 est dans l\u2019informel<br \/>\n<\/strong>Seifeddine Dhifallah, un jeune vendeur de d\u00e9tail \u00e0 Ibn Khaldoun depuis 10 ans, a exprim\u00e9 un avis favorable par rapport \u00e0 la hausse des prix de la friperie en Tunisie et la d\u00e9t\u00e9rioration de sa qualit\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Les prix des balles de fripe ont consid\u00e9rablement augment\u00e9, au moins deux fois, et potentiellement jusqu\u2019\u00e0 trois fois leur valeur depuis 5 ans, o\u00f9 la balle de fripe dite \u00ab\u00a0extra\u00a0\u00bb \u00e9tait vendue \u00e0 700 dinars au maximum<\/em>\u00a0\u00bb.<br \/>\nDhifallah a t\u00e9moign\u00e9 de son inqui\u00e9tude non seulement de la hausse des prix mais plut\u00f4t de la mauvaise qualit\u00e9 de la fripe import\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Aujourd\u2019hui, on ach\u00e8te la mauvaise qualit\u00e9 \u00e0 un prix exorbitant. Plusieurs clients passent des heures \u00e0 fouiller les balles mais n\u2019arrivent pas \u00e0 trouver ce qu\u2019ils veulent et ils rentrent chez eux avec une ou deux pi\u00e8ces seulement<\/em>.\u00a0\u00bb<br \/>\nInterrog\u00e9 sur la nouvelle client\u00e8le de la fripe, il a pr\u00e9cis\u00e9 que ce march\u00e9 est toujours fr\u00e9quent\u00e9 par la classe moyenne et \u00e0 revenu limit\u00e9 et ce n\u2019est pas la classe riche\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Notre client\u00e8le ne changera pas. C\u2019est toujours la classe modeste. Ce sont eux qui fouillent pendant des heures et des heures\u00a0! Cette cat\u00e9gorie de soci\u00e9t\u00e9 a un pouvoir d\u2019achat plus \u00e9lev\u00e9 que la classe riche qui vient une fois par an pour acheter un produit bien d\u00e9termin\u00e9 et avec des caract\u00e9ristiques bien d\u00e9finies contrairement \u00e0 la classe \u00e0 revenu limit\u00e9 qui fr\u00e9quente quotidiennement le march\u00e9 (\u2026) De plus, ce n\u2019est pas comme avant, il n\u2019y a pas aujourd\u2019hui de grandes marques qui peuvent attirer cette client\u00e8le dite riche\u00a0<\/em>\u00bb.<br \/>\nOutre la hausse des prix, la mauvaise qualit\u00e9 des v\u00eatements import\u00e9s et l\u2019absence de marques, il a \u00e9voqu\u00e9 d\u2019autres probl\u00e8mes non moins importants, \u00e0 savoir la charge douani\u00e8re et le grand nombre de gens qui op\u00e8rent dans l\u2019informel faute d\u2019autorisations. <em>\u00abNous travaillons tous dans l\u2019informel alors que nous sommes pr\u00eats \u00e0 int\u00e9grer le formel et payer nos dus. Nous n\u2019avons aucun document qui prouve que nous travaillons et nous ne b\u00e9n\u00e9ficions pas de couverture sociale. Comment se d\u00e9placer et acheter aupr\u00e8s des grossistes\u00a0!\u00bb, <\/em>s\u2019est exclam\u00e9 le jeune, avant d\u2019ajouter<em>\u00a0: \u00abNous revendiquons notre droit \u00e0 avoir une patente\u00a0! Pourquoi ils nous privent d\u2019une autorisation\u00a0? Nous sommes pr\u00eats \u00e0 payer toutes les taxes\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Une loi qui profite aux mafieux<br \/>\n<\/strong>Pour sa part, Hamza Abidi, un jeune grossiste actif dans la r\u00e9gion d\u2019Ezzahrouni du gouvernorat de Tunis, a tenu \u00e0 pr\u00e9ciser que le co\u00fbt \u00e9lev\u00e9 de la fripe \u00e0 l\u2019importation et l\u2019ampleur des taxes douani\u00e8res pay\u00e9es est derri\u00e8re la hausse des fripes en Tunisie\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Il est tr\u00e8s clair aujourd\u2019hui que les prix ont doubl\u00e9, voire m\u00eame tripl\u00e9, dans notre pays parce qu\u2019il s\u2019agit tout simplement d\u2019un secteur marginalis\u00e9 o\u00f9 la majorit\u00e9 des op\u00e9rateurs travaille dans l\u2019informel faute d\u2019autorisation. Nous sommes pr\u00eats \u00e0 r\u00e9gulariser notre situation et r\u00e9int\u00e9grer le secteur formel (\u2026) Ce n\u2019est pas de notre faute\u00a0! Ils ne veulent pas nous donner des autorisations sous pr\u00e9texte que leur nombre est tr\u00e8s limit\u00e9 et qu\u2019ils ne peuvent plus le d\u00e9passer.<br \/>\n<\/em>Abidi a d\u00e9nonc\u00e9 cette loi qui exige des grossistes et des d\u00e9taillants \u00e9galement d\u2019exercer leurs activit\u00e9s dans la limite des r\u00e9gions autoris\u00e9es\u00a0: \u00ab<em>Je travaille dans le gouvernorat de Tunis et je suis \u00e0 deux kilom\u00e8tres du gouvernorat de La Manouba, mais je ne peux pas y vendre parce que la loi m\u2019interdit de d\u00e9passer le gouvernorat de Tunis. Cette loi handicapante doit changer<\/em>\u00bb. De plus, a-t-il dit\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Les grossistes ne peuvent vendre leurs marchandises qu\u2019aux d\u00e9taillants ayant des autorisations alors que la majorit\u00e9 ne l\u2019a pas\u00a0! Comment faire alors\u00a0! Il y a beaucoup de<\/em>\u00a0<em>contradictions dans la loi r\u00e8glementant ce secteur. Elle est obsol\u00e8te. Elle nous pousse vers tout ce qui est ill\u00e9gal. L\u2019Etat encourage l\u2019\u00e9vasion fiscale. Malheureusement, 80% des gens qui travaillent dans la fripe ont un niveau scolaire primaire et ne sont pas capables de d\u00e9fendre leurs droits\u00bb.<\/em>\u00a0\u00a0Selon lui, ceux qui travaillent aujourd\u2019hui de mani\u00e8re ill\u00e9gale ont des autorisations qui datent des ann\u00e9es 90 et du d\u00e9but des ann\u00e9es 2000.<br \/>\nIl a accus\u00e9 certains groupes qu\u2019ils a qualifi\u00e9s de mafieux de veiller \u00e0 ce que cette loi ne change pas pour pouvoir profiter davantage des irr\u00e9gularit\u00e9s et constituer des fortunes sur les dos des grossistes et des d\u00e9taillants. C\u2019est l\u2019une des raisons ayant pouss\u00e9 un bon nombre d\u2019acteurs de ce march\u00e9 de quitter cette industrie. \u00ab\u00a0<em>D\u2019ailleurs, le nombre de fermetures ne cesse d\u2019augmenter d\u2019une ann\u00e9e \u00e0 l\u2019autre mettant en danger tout un secteur qui risque \u00e9galement de dispara\u00eetre dans les 5 ou 10 prochaines ann\u00e9es si les lois en vigueur ne changent pas\u00a0<\/em>\u00bb, a-t-il encore averti.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Exportation d\u2019au moins 30 % des quantit\u00e9s import\u00e9es<br \/>\n<\/strong>Dans son entretien avec R\u00e9alit\u00e9s, Fadhel Gassab, membre de la F\u00e9d\u00e9ration Tunisienne du Textile et de l\u2019Habillement (FTTH) a dress\u00e9 un \u00e9tat des lieux du secteur de la friperie en Tunisie. Selon lui, cette activit\u00e9 existe depuis 1944 et a longtemps jou\u00e9 un r\u00f4le social crucial en fournissant des v\u00eatements abordables aux classes moyennes et pr\u00e9caires. Le secteur s\u2019est structur\u00e9 progressivement, notamment apr\u00e8s la cr\u00e9ation de soci\u00e9t\u00e9s sp\u00e9cialis\u00e9es comme SOTAP (1962) et SOTAPEX (1967). Avant 1995, il \u00e9tait peu organis\u00e9 et r\u00e9gi par des circulaires peu favorables \u00e0 son d\u00e9veloppement. Un d\u00e9cret en 1995 a tent\u00e9 d\u2019organiser le secteur, mais les obstacles r\u00e9glementaires et administratifs persistent.<br \/>\nIl a tenu par ailleurs \u00e0 pr\u00e9ciser que la friperie doit \u00eatre import\u00e9e en l\u2019\u00e9tat d\u2019origine, non tri\u00e9e et en vrac. Une autorisation annuelle d\u2019import du minist\u00e8re du Commerce (apr\u00e8s avis du minist\u00e8re de l\u2019Industrie) doit \u00eatre accord\u00e9e aux importateurs. L\u2019autorisation ne peut \u00eatre accord\u00e9e que sous r\u00e9serve de l\u2019exportation d\u2019au moins 30 % des quantit\u00e9s import\u00e9es et la transformation d\u2019au moins 20 % de ces m\u00eames quantit\u00e9s par les importateurs.<br \/>\nQuant aux importations, elles doivent passer par des contr\u00f4les sanitaires (attestation prouvant l\u2019absence de microbes\/insectes nuisibles). Les chaussures, les espadrilles, les jouets, les sacs \u00e0 main et les couvre-chefs utilis\u00e9s sont consid\u00e9r\u00e9s comme d\u00e9chets. Ces derniers doivent \u00eatre r\u00e9export\u00e9s ou d\u00e9truits et ne peuvent \u00eatre mis \u00e0 la consommation.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Des d\u00e9faillances au niveau des r\u00e9glementations<br \/>\n<\/strong>A cet \u00e9gard, le membre de la F\u00e9d\u00e9ration du textile a exprim\u00e9 son accord sur le fait que le secteur de la friperie souffre de plusieurs d\u00e9faillances au niveau des lois et des r\u00e9glementations en vigueur, citant le d\u00e9cret de 1995 qui ne propose pas de d\u00e9finition juridique pr\u00e9cise de l\u2019activit\u00e9 de la friperie. Il se contente d\u2019\u00e9num\u00e9rer les articles consid\u00e9r\u00e9s comme friperie, ce qui limite l\u2019\u00e9volution du secteur et pose des probl\u00e8mes d\u2019interpr\u00e9tation et d\u2019application des r\u00e8gles.<br \/>\nAinsi, il existe, selon lui, une contradiction entre l\u2019obligation d\u2019importer la friperie en l\u2019\u00e9tat d\u2019origine (non tri\u00e9e) et la n\u00e9cessit\u00e9 de contr\u00f4le \u00e0 l\u2019importation. Cette incoh\u00e9rence rend difficile l\u2019application des r\u00e8gles et cr\u00e9e des zones d\u2019ombre pour les op\u00e9rateurs et l\u2019administration. De plus, le syst\u00e8me de quotas pour la mise \u00e0 la consommation limite la flexibilit\u00e9 et la comp\u00e9titivit\u00e9 du secteur. A cela s\u2019ajoute le maintien du r\u00e9gime de l\u2019entrep\u00f4t industriel, distinct du droit commun qui ajoute une complexit\u00e9 administrative et fiscale inutile, freinant l\u2019innovation et l\u2019investissement, selon ses propos.<br \/>\nIl a tenu en outre \u00e0 pr\u00e9ciser que la r\u00e9glementation actuelle ne permet pas un contr\u00f4le efficace des flux de marchandises, ni une gestion optimale des d\u00e9chets textiles issus de la friperie.<br \/>\nFadhel Gassab a aussi \u00e9voqu\u00e9 l\u2019existence d\u2019une taxe au profit du fonds de d\u00e9pollution, due \u00e0 la destruction des quantit\u00e9s d\u2019articles de friperie import\u00e9es. Le montant de la taxe est fix\u00e9 \u00e0 un dinar par kilogramme (1 DT\/kg) d\u2019articles de friperie d\u00e9truits. Cela favorise le d\u00e9veloppement du secteur informel et des exportations illicites, au d\u00e9triment de la transparence et des recettes fiscales.<br \/>\nIl a fait toutefois savoir qu\u2019une nouvelle r\u00e9glementation qui exempte de cette taxe, les quantit\u00e9s valoris\u00e9es dans le cadre de la production de l\u2019\u00e9nergie alternative, a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment adopt\u00e9e, mais que cette derni\u00e8re n\u2019est pas encore activ\u00e9e dans l\u2019attente d\u2019un test pilote de valorisation de ces d\u00e9chets en \u00e9nergie alternative avec la cimenterie de Jbel El Oust.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Des obstacles \u00e0 l\u2019innovation et au recyclage<br \/>\n<\/strong>Le membre de la F\u00e9d\u00e9ration a \u00e9galement soulev\u00e9 des obstacles \u00e0 l\u2019innovation et au recyclage, dans la mesure o\u00f9 la loi en vigueur ne favorise pas la transition vers une \u00e9conomie circulaire (ex. : recyclage textile, valorisation \u00e9nerg\u00e9tique des d\u00e9chets). Selon lui, en l\u2019absence d\u2019incitations \u00e0 moderniser, beaucoup d\u2019entreprises utilisent des \u00e9quipements v\u00e9tustes.<br \/>\nPour lui, le secteur est aussi d\u00e9faillant au niveau de sa gouvernance. <em>\u00ab Bien que les diff\u00e9rents acteurs impliqu\u00e9s dans la gestion du secteur de la friperie soient clairement identifi\u00e9s, l\u2019absence d\u2019une autorit\u00e9 de coordination unique, dot\u00e9e d\u2019une vision globale et transversale, constitue un frein majeur \u00e0 l\u2019\u00e9volution du secteur et \u00e0 la r\u00e9solution efficace de ses probl\u00e9matiques. Ce d\u00e9ficit de pilotage centralis\u00e9 favorise la fragmentation des interventions, limite la coh\u00e9rence des actions publiques et cr\u00e9e un terrain propice \u00e0 la prolif\u00e9ration du secteur informel<\/em>\u00a0\u00bb, a-t-il encore pr\u00e9cis\u00e9.<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Une cinquantaine d\u2019entrep\u00f4ts industriels\u2026 40% install\u00e9s dans 4 gouvernorats<br \/>\n<\/strong>Le groupement professionnel de la friperie relevant de la Conect a publi\u00e9, en 2022, une \u00e9tude \u00e9conomique sur le secteur de la friperie en Tunisie, qui explore divers aspects du secteur, y compris le nombre de d\u00e9taillants, les r\u00e9glementations et les d\u00e9fis auxquels le secteur est confront\u00e9. Selon l\u2019\u00e9tude, la friperie en Tunisie s\u2019appuie sur des entrep\u00f4ts industriels, r\u00e9gis par le minist\u00e8re de l\u2019Industrie et le minist\u00e8re des Finances, pour l\u2019importation, le triage et la transformation de v\u00eatements d\u2019occasion. Ces entrep\u00f4ts sont soumis \u00e0 un r\u00e9gime sp\u00e9cifique, souvent appel\u00e9 \u00ab<em>transformation sous douane pour l\u2019exportation partielle<\/em>\u00bb. Ils permettent l\u2019importation de friperie dans le but de la trier et de la transformer en produits comme des chiffons d\u2019essuyage. Les entrep\u00f4ts industriels sont plac\u00e9s sous le contr\u00f4le de l\u2019administration des douanes. Elles b\u00e9n\u00e9ficient de la suspension des droits de douane et des taxes dont elles sont passibles \u00e0 raison de l\u2019importation.<br \/>\nLe secteur compte une cinquantaine d\u2019entrep\u00f4ts industriels qui importent et traitent la fripe. Plus de 50% des entrep\u00f4ts ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s avant l\u2019ann\u00e9e 1999 et plus de 40% sont install\u00e9s dans 4 gouvernorats, respectivement \u00e0 Ben Arous, Kairouan, Manouba et Sousse. 32 % des entrep\u00f4ts se trouvent dans le Grand Tunis.<br \/>\nLa fripe est import\u00e9e en vrac dans les sachets de collecte munie d\u2019une attestation prouvant que le produit est d\u00e9pourvu de microbes ou d\u2019insectes nuisibles. Les v\u00eatements sont class\u00e9s en quatre cat\u00e9gories. La premi\u00e8re cat\u00e9gorie est appel\u00e9e \u00ab <em>la cr\u00e8me<\/em>\u00a0\u00bb et elle est r\u00e9export\u00e9e vers l\u2019Europe, la deuxi\u00e8me est vendue en Tunisie \u00e0 des prix tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s parce qu\u2019il s\u2019agit g\u00e9n\u00e9ralement de v\u00eatements de grande marque et de haute qualit\u00e9. La troisi\u00e8me cat\u00e9gorie est export\u00e9e vers les pays africains tandis que la quatri\u00e8me est destin\u00e9e \u00e0 la destruction pour en faire des chiffons ou l\u2019effilocher et l\u2019utiliser pour l\u2019isolation ou dans la confection de matelas.<br \/>\nCes entrep\u00f4ts ne proc\u00e8dent qu\u2019\u00e0 une faible transformation des articles de la friperie. L\u2019essentiel de la transformation tourne autour de la d\u00e9coupe pour l\u2019obtention des chiffons d\u2019essuyage \u00e9coul\u00e9s essentiellement sur le march\u00e9 local. Toutefois, la majorit\u00e9 des entreprises tunisiennes ne fait que le simple tri. En outre, un nombre important d\u2019entreprises ne disposent pas des \u00e9quipements de transformation (effilocheuses et mat\u00e9riel de coupe), d\u2019autres qui en disposent ne les utilisent pas. Par cons\u00e9quent plusieurs entreprises ne sont m\u00eame pas en mesure de respecter la condition de transformer au moins 20% des quantit\u00e9s import\u00e9es et du coup, elles demeurent en d\u00e9faut vis-\u00e0-vis des autorit\u00e9s et plus particuli\u00e8rement des services des douanes.<br \/>\nPar la suite, les propri\u00e9taires de ces entrep\u00f4ts vendent leurs produits \u00e0 des grossistes qui doivent exercer leur activit\u00e9 dans la zone o\u00f9 la quote-part a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9e. Les d\u00e9taillants \u00e9galement doivent exercer dans la limite des r\u00e9gions autoris\u00e9es. Le texte pr\u00e9voit des sanctions en cas d\u2019infraction allant jusqu\u2019\u00e0 la fermeture des locaux industriels ou de vente.<br \/>\nLes vendeurs de d\u00e9tail \u00e9coulent leurs produits soit dans des magasins sp\u00e9cialis\u00e9s soit dans les march\u00e9s hebdomadaires.<\/p>\n<p><strong>La limitation g\u00e9ographique\u2026 une entrave <\/strong><strong>\u00e0 la concurrence<br \/>\n<\/strong>Le d\u00e9cret N\u00b0 2038 de 2005 interdit aux grossistes et d\u00e9taillants d\u00e9clar\u00e9s de commercialiser leurs produits en dehors des gouvernorats o\u00f9 ils ont re\u00e7u leurs autorisations. Cette s\u00e9gr\u00e9gation ne permet pas aux commer\u00e7ants de b\u00e9n\u00e9ficier ni du m\u00eame r\u00e9servoir de consommateurs ni d\u2019un pouvoir d\u2019achat \u00e9quivalent ni de commercialiser le m\u00eame type de produit. Or, selon l\u2019\u00e9tude, la suppression de cette s\u00e9gr\u00e9gation g\u00e9ographique permettra au secteur de mieux se positionner et de r\u00e9duire le taux de destruction de certains produits.<br \/>\nLa m\u00eame \u00e9tude a mentionn\u00e9 que le fait d\u2019interdire aux grossistes de se d\u00e9placer constitue une entrave \u00e0 la concurrence dans le secteur. De ce fait, il sera opportun de supprimer la limitation g\u00e9ographique pour les grossistes afin d\u2019encourager la concurrence dans le secteur.<br \/>\nAlors que le minist\u00e8re du Commerce d\u00e9clare que le nombre de d\u00e9taillants est aux alentours de 3052, la CONECT a estim\u00e9 que le nombre est de loin sup\u00e9rieur et il se situe entre 200 000 et 300 000 selon les estimations de la profession. La plupart op\u00e8rent dans l\u2019informel compte tenu de la difficult\u00e9 d\u2019avoir des autorisations. En effet, les grossistes de la friperie doivent \u00eatre sous la tutelle du minist\u00e8re du Commerce et exercer leur activit\u00e9 selon un cahier des charges d\u00e9di\u00e9. Leur activit\u00e9 doit \u00eatre soumise \u00e0 un cahier des charges qui d\u00e9finit \u00e9galement la structure, les moyens mat\u00e9riels et humains n\u00e9cessaires en mati\u00e8re de comp\u00e9tences et nombre, les r\u00e8gles sur l\u2019impl\u00e9mentation, les conditions et les normes relatives \u00e0 l\u2019infrastructure et l\u2019impact sur l\u2019environnement.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Des cahiers des charges <\/strong><strong>pour les d\u00e9taillants<br \/>\n<\/strong>L\u2019opportunit\u00e9 pour l\u2019Etat r\u00e9side dans le remplacement des autorisations octroy\u00e9es par le gouverneur par l\u2019obtention d\u2019un identifiant fiscal.<br \/>\nIl sera opportun de cr\u00e9er des cahiers des charges pour les d\u00e9taillants \u0153uvrant dans des boutiques de la friperie. Les d\u00e9taillants de la friperie doivent s\u2019octroyer un identifiant fiscal. Le d\u00e9p\u00f4t du dossier devrait se faire dans le bureau d\u2019ordre du bureau de contr\u00f4le des imp\u00f4ts territorialement comp\u00e9tent. La proc\u00e9dure devrait passer par un d\u00e9p\u00f4t de la d\u00e9claration d\u2019existence selon un mod\u00e8le pr\u00e9par\u00e9 par l\u2019administration. La proc\u00e9dure doit \u00eatre en ad\u00e9quation avec l\u2019article 56 du code de l\u2019imp\u00f4t sur le revenu des personnes physiques et l\u2019imp\u00f4t sur les soci\u00e9t\u00e9s.<br \/>\nPour les marchands ambulants, l\u2019\u00e9tude pr\u00e9conise que ceux-ci soient contr\u00f4l\u00e9s par les autorit\u00e9s municipales, lesquelles doivent collecter les redevances fiscales dues.<strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Supprimer le syst\u00e8me des quotas et lib\u00e9rer le secteur<br \/>\n<\/strong>Pour la mise en consommation locale, les importateurs distribuent les quotas convenus par gouvernorat \u00e0 des grossistes qui doivent exercer leur activit\u00e9 au sein du m\u00eame gouvernorat, lieu de leur si\u00e8ge d\u2019exercice. Les grossistes s\u2019engagent \u00e0 r\u00e9partir leur quote-part entre les fripiers d\u00e9taillants poss\u00e9dant une carte de b\u00e9n\u00e9ficiaire de quota d\u00e9livr\u00e9e par le gouverneur de la r\u00e9gion.<br \/>\nIl ressort \u00e9galement de l\u2019\u00e9tude de la Conect que les complexit\u00e9s des proc\u00e9dures administratives et les crit\u00e8res impos\u00e9s poussent certains entrep\u00f4ts et grossistes \u00e0 s\u2019orienter vers l\u2019informel. Ceci explique que le contingent annuel n\u2019est jamais atteint. En effet, les quantit\u00e9s distribu\u00e9es se font par semestre selon des quantit\u00e9s tr\u00e8s faibles. De plus, la plupart des personnes qui b\u00e9n\u00e9ficient de cette autorisation n\u2019appartiennent pas au secteur et l\u2019exploitent par location, voire m\u00eame par la mise en vente. Certains produits consid\u00e9r\u00e9s comme d\u00e9chets se vendent sur le march\u00e9. Ces produits viennent principalement de la contrebande.<br \/>\nC\u2019est ainsi qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 recommand\u00e9 de supprimer le syst\u00e8me des quotas et de lib\u00e9rer le secteur pour arriver \u00e0 dimensionner le besoin et renforcer la concurrence. La limitation \u00e0 l\u2019import permettra de ne pas inonder le march\u00e9 par la friperie. <em>\u00ab\u00a0L\u2019importation de la friperie n\u2019a pas connu de restriction, ce qui a provoqu\u00e9 une augmentation importante de la quantit\u00e9 import\u00e9e (presque le double au bout de 18 ans) alors que le nombre des soci\u00e9t\u00e9s n\u2019a pas \u00e9volu\u00e9 durant ces ann\u00e9es. Les soci\u00e9t\u00e9s sont tenues d\u2019exporter au moins 30 % de leur importation, alors que ce taux n\u2019a pas d\u00e9pass\u00e9 les 21% durant la m\u00eame p\u00e9riode (en quantit\u00e9).<\/em>\u00a0\u00bb<br \/>\nAfin de rem\u00e9dier au d\u00e9ficit commercial du secteur, tout en l\u2019encourageant \u00e0 s\u2019orienter vers l\u2019export, compte tenu des potentialit\u00e9s du secteur, le groupement professionnel de la friperie relevant de la Conect a \u00e9galement recommand\u00e9 de mettre un syst\u00e8me de quota d\u2019importation avec bonification selon les quantit\u00e9s export\u00e9es.<\/p>\n<h4><strong><span style=\"color: #993300;\">Plusieurs acteurs interviennent dans les diff\u00e9rentes \u00e9tapes de gestion du secteur, \u00e0 savoir :<\/span> <\/strong><\/h4>\n<ul>\n<li><strong> Autorisation pour r\u00e9gime d\u2019entrep\u00f4t industriel : minist\u00e8re de l\u2019Industrie et minist\u00e8re des Finances (en particulier la Direction g\u00e9n\u00e9rale de la Douane).<\/strong><\/li>\n<li><strong> Autorisation annuelle d\u2019import : minist\u00e8re de l\u2019Industrie et minist\u00e8re du Commerce.<\/strong><\/li>\n<li><strong> Commission de r\u00e9partition des contingents : minist\u00e8re du Commerce, minist\u00e8re de l\u2019Industrie, minist\u00e8re des Finances, minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur (en particulier les gouverneurs), minist\u00e8re des Affaires sociales.<\/strong><\/li>\n<li><strong> Gestion des d\u00e9chets : minist\u00e8re de l\u2019Environnement (en particulier l\u2019Anged) et minist\u00e8re des Finances (en particulier la Direction g\u00e9n\u00e9rale de la Douane).<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le secteur de la friperie est un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 du paysage textile tunisien qui fait face aujourd\u2019hui \u00e0 de multiples d\u00e9fis, li\u00e9s en grande partie, \u00e0 des difficult\u00e9s financi\u00e8res et&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":60,"featured_media":367276,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3,6],"tags":[],"class_list":["post-367273","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-a-la-une","category-economie"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v26.3 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>La fripe de nos jours\u00a0: Place au luxe ? - R\u00e9alit\u00e9s Magazine<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Le secteur de la friperie est un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 du paysage textile tunisien qui fait face aujourd\u2019hui \u00e0 de multiples d\u00e9fis, li\u00e9s en grande partie, \u00e0 des\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"La fripe de nos jours\u00a0: Place au luxe ? - R\u00e9alit\u00e9s Magazine\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Le secteur de la friperie est un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 du paysage textile tunisien qui fait face aujourd\u2019hui \u00e0 de multiples d\u00e9fis, li\u00e9s en grande partie, \u00e0 des\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"R\u00e9alit\u00e9s Magazine\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/realites.tn\/\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2025-08-25T07:00:18+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2025-08-25T09:07:29+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Fripe-ok.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"2100\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"1181\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"La R\u00e9daction\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"La R\u00e9daction\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"25 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/\",\"url\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/\",\"name\":\"La fripe de nos jours\u00a0: Place au luxe ? - R\u00e9alit\u00e9s Magazine\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Fripe-ok.jpg\",\"datePublished\":\"2025-08-25T07:00:18+00:00\",\"dateModified\":\"2025-08-25T09:07:29+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#\/schema\/person\/438b71c29a257d955d96d8aef42336e7\"},\"description\":\"Le secteur de la friperie est un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 du paysage textile tunisien qui fait face aujourd\u2019hui \u00e0 de multiples d\u00e9fis, li\u00e9s en grande partie, \u00e0 des\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Fripe-ok.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Fripe-ok.jpg\",\"width\":2100,\"height\":1181},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"La fripe de nos jours\u00a0: Place au luxe ?\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/\",\"name\":\"R\u00e9alit\u00e9s Magazine\",\"description\":\"Actualit\u00e9s de la Tunisie\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#\/schema\/person\/438b71c29a257d955d96d8aef42336e7\",\"name\":\"La R\u00e9daction\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/fbe9ab25fcc82b6e660ad5648f91eadb?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/fbe9ab25fcc82b6e660ad5648f91eadb?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"La R\u00e9daction\"},\"url\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/author\/realites5201\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"La fripe de nos jours\u00a0: Place au luxe ? - R\u00e9alit\u00e9s Magazine","description":"Le secteur de la friperie est un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 du paysage textile tunisien qui fait face aujourd\u2019hui \u00e0 de multiples d\u00e9fis, li\u00e9s en grande partie, \u00e0 des","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"La fripe de nos jours\u00a0: Place au luxe ? - R\u00e9alit\u00e9s Magazine","og_description":"Le secteur de la friperie est un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 du paysage textile tunisien qui fait face aujourd\u2019hui \u00e0 de multiples d\u00e9fis, li\u00e9s en grande partie, \u00e0 des","og_url":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/","og_site_name":"R\u00e9alit\u00e9s Magazine","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/realites.tn\/","article_published_time":"2025-08-25T07:00:18+00:00","article_modified_time":"2025-08-25T09:07:29+00:00","og_image":[{"width":2100,"height":1181,"url":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Fripe-ok.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"La R\u00e9daction","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"La R\u00e9daction","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"25 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/","url":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/","name":"La fripe de nos jours\u00a0: Place au luxe ? - R\u00e9alit\u00e9s Magazine","isPartOf":{"@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Fripe-ok.jpg","datePublished":"2025-08-25T07:00:18+00:00","dateModified":"2025-08-25T09:07:29+00:00","author":{"@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#\/schema\/person\/438b71c29a257d955d96d8aef42336e7"},"description":"Le secteur de la friperie est un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 du paysage textile tunisien qui fait face aujourd\u2019hui \u00e0 de multiples d\u00e9fis, li\u00e9s en grande partie, \u00e0 des","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/#primaryimage","url":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Fripe-ok.jpg","contentUrl":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Fripe-ok.jpg","width":2100,"height":1181},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/la-fripe-de-nos-jours-place-au-luxe\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"La fripe de nos jours\u00a0: Place au luxe ?"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#website","url":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/","name":"R\u00e9alit\u00e9s Magazine","description":"Actualit\u00e9s de la Tunisie","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#\/schema\/person\/438b71c29a257d955d96d8aef42336e7","name":"La R\u00e9daction","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/fbe9ab25fcc82b6e660ad5648f91eadb?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/fbe9ab25fcc82b6e660ad5648f91eadb?s=96&d=mm&r=g","caption":"La R\u00e9daction"},"url":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/author\/realites5201\/"}]}},"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Fripe-ok.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"views":255,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/367273","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/60"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=367273"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/367273\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":367277,"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/367273\/revisions\/367277"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/367276"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=367273"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=367273"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=367273"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}