{"id":810,"date":"2013-10-03T22:03:37","date_gmt":"2013-10-03T21:03:37","guid":{"rendered":"http:\/\/positifdemo.com\/realite\/?p=810"},"modified":"2013-10-03T22:03:37","modified_gmt":"2013-10-03T21:03:37","slug":"reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/","title":{"rendered":"Le feu couve sous les cendres"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<strong><em>Sidi Bouzid, Menzel Bouzaine, Gafsa (&hellip;) des r&eacute;gions qui se sont enflamm&eacute;es des nuits durant, en d&eacute;cembre 2010. Les zones du Centre et du Nord-Ouest furent &agrave; l&rsquo;&eacute;poque le feu qui refusa de s&rsquo;&eacute;teindre jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il gagna la capitale et les villes c&ocirc;ti&egrave;res en janvier. Les quartiers populaires de Tunis furent les premiers &agrave; bouger, la tension y &eacute;tait grande. <\/em><\/strong>\n<\/p>\n<p>\n\t<strong><em>Les rues &eacute;taient envelopp&eacute;es de fum&eacute;e, les jeunes ne d&eacute;peuplaient pas les chauss&eacute;es malgr&eacute; les affrontements et le couvre-feu, des pierres arrach&eacute;es, des b&acirc;timents incendi&eacute;s, ravag&eacute;s et une population qui de jour et de nuit, faisait face &agrave; la police et aux balles sans se d&eacute;tourner. Ainsi furent ces r&eacute;gions en d&eacute;cembre 2010&hellip; <\/em><\/strong>\n<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/positifdemo.com\/realite\/wp-content\/uploads\/UGTT-copie.jpg\" data-rel=\"penci-gallery-image-content\" ><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" alt=\"UGTT copie\" class=\"aligncenter size-large wp-image-811\" height=\"300\" src=\"http:\/\/positifdemo.com\/realite\/wp-content\/uploads\/UGTT-copie-400x300.jpg\" width=\"400\" \/><\/a>\n<\/p>\n<p>\n\tDeux ans apr&egrave;s, les pr&eacute;mices du d&eacute;veloppement ne se font pas remarquer, le taux de ch&ocirc;mage continue &agrave; grimper, les conditions socio&eacute;conomiques deviennent de plus en plus dures et, par-dessus le march&eacute;, l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; gagne le pays. L&rsquo;UGTT lance un appel aux manifestations. Sommes-nous &agrave; la veille d&rsquo;un nouveau 14 janvier&nbsp;si le dialogue national &eacute;choue ?\n<\/p>\n<p>\n\tNous partons en premier &agrave; Sidi Bouzid afin de voir si la m&ecirc;me ambiance y r&egrave;gne. Premi&egrave;re destination&nbsp;: le local de l&rsquo;UGTT. Arriv&eacute;e en fin de matin&eacute;e, les bureaux sont ferm&eacute;s, aucune r&eacute;union n&rsquo;est tenue. Contrairement &agrave; la veille du 14 janvier, aucune fi&egrave;vre r&eacute;volutionnaire ne semble gagner la ville. Les gens vaquent &agrave; leurs occupations habituelles, les jeunes languissent attabl&eacute;s dans les caf&eacute;s et seuls quelques militants sont l&agrave; pour discuter politique&hellip;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t<strong>Jeunes crois&eacute;s &agrave; Sidi Bouzid <\/strong>\n<\/p>\n<p>\n\tChokri Amri, un jeune de 35 ans, nous dit avoir &laquo;v&eacute;cu le r&ecirc;ve de la R&eacute;volution qui s&rsquo;est ensuite bris&eacute;&raquo;. Il assure &ecirc;tre contre le r&eacute;gime actuel, mais n&rsquo;&ecirc;tre pas dispos&eacute; &agrave; participer &agrave; des manifestations ni &agrave; des sit-in. Haithem Gamoudi, &acirc;g&eacute; de 29 ans, technicien sup&eacute;rieur au ch&ocirc;mage est, quant &agrave; lui, tr&egrave;s actif au sein du Front populaire, mais il nous explique que ses amis ayant particip&eacute; &agrave; la R&eacute;volution ont d&eacute;clar&eacute; forfait. &laquo;Ils n&rsquo;y voient plus d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, un ras-le-bol s&rsquo;installe et les mouvements protestataires ne leur apportent rien. Ils sont m&eacute;contents et contrari&eacute;s, mais ils ont constat&eacute; avoir pass&eacute; beaucoup de temps dans les rues sans apporter un changement r&eacute;el.&raquo; La confiance est &eacute;galement bris&eacute;e par rapport aux villes c&ocirc;ti&egrave;res et &agrave; la capitale. &laquo;Nous n&rsquo;attendons rien&raquo; d&eacute;clare-t-il, lui-m&ecirc;me ayant perdu toute confiance en quelques leaders nationaux.\n<\/p>\n<p>\n\tServeur dans un caf&eacute;, Bassem Souassi, 24 ans, ne savait m&ecirc;me pas qu&rsquo;il y aurait&nbsp; une manifestation le lendemain &agrave; Sidi Bouzid et il explique qu&rsquo;il y a eu tellement de manifestations dans la ville qu&rsquo;il en a perdu le fil. Mais, pour lui, les conditions de la ville se sont d&eacute;t&eacute;rior&eacute;es depuis la R&eacute;volution. Aymen Hamdi, son ami, assure qu&rsquo;il participera, &laquo;je d&eacute;teste ce gouvernement et j&rsquo;en souhaite un autre qui voudrait vraiment travailler pour de meilleurs conditions&raquo; dit-il, non sans soulever l&rsquo;augmentation du nombre des partis en Tunisie.\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t<strong><em>Yahyaoui Filal, 43 ans, ch&ocirc;meur, membre du Front populaire et du Front du Salut national<\/em><\/strong>\n<\/p>\n<p>\n\tYahyaoui Filal se plaint de l&rsquo;absence totale d&rsquo;indices du d&eacute;veloppement et d&rsquo;infrastructure industrielle &agrave; Sidi Bouzid. La seule usine qui ouvrira ses portes &agrave; l&rsquo;horizon 2014 est D&eacute;lice qui n&rsquo;aura une capacit&eacute; d&rsquo;embauche que de 240 postes. La Facult&eacute; de sciences, qui fut un moment un espoir pour la r&eacute;gion gr&acirc;ce &agrave; une possible relance du commerce, ne comptait en 2012 qu&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;&eacute;tudiants&hellip;\n<\/p>\n<p>\n\tPour lui, le d&eacute;sint&eacute;ressement a pour cause le discours politique qui n&rsquo;arrive pas &agrave; mobiliser la foule. Le front du Salut devrait non seulement se pr&eacute;senter comme la solution politique &agrave; la crise, mais annoncer &eacute;galement les noms qui composeront le prochain gouvernement qu&rsquo;elle propose. Ainsi, les gens n&rsquo;auront pas l&rsquo;impression de faire un saut dans le vide et dans l&rsquo;inconnu en revendiquant la d&eacute;mission du gouvernement, mais auront une liste qui peut &ecirc;tre annonc&eacute;e inspirera confiance. Il existe par ailleurs, toujours selon lui, un probl&egrave;me de confiance entre la base et les leaders au sein du Front populaire, les d&eacute;cisions n&rsquo;&eacute;tant pas prise suite &agrave; des discussions internes au niveau des r&eacute;gions. Le m&ecirc;me probl&egrave;me de confiance existe entre la population et les partis.\n<\/p>\n<p>\n\tLe Front du Salut devra &eacute;galement pr&eacute;senter des solutions &eacute;conomiques, sociales et s&eacute;curitaires, le citoyen &eacute;tant surtout touch&eacute; par ces probl&egrave;mes.\n<\/p>\n<p>\n\t&laquo;Nous sommes aujourd&rsquo;hui face &agrave; un vrai projet de dictature th&eacute;ocratique et nous devons&nbsp; y faire face en construisant un &Eacute;tat d&eacute;mocrate&raquo; souligne-t-il. Il reproche &eacute;galement au gouvernement actuel, outre de vouloir installer un r&eacute;gime totalitaire, le manque de d&eacute;cisions &eacute;conomiques qui auraient pu sauver le pays du gouffre tel le gel de l&rsquo;endettement et la lutte contre l&rsquo;&eacute;vasion fiscale qui s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 22.000 milliards.\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t<strong><em>Ali Kahoul, militant de gauche ind&eacute;pendant, membre du syndicat de base de l&rsquo;enseignement secondaire et ancien coordinateur du Front des forces progressistes du 17 d&eacute;cembre<\/em><\/strong>\n<\/p>\n<p>\n\tIl expose&nbsp;: &laquo;avant le 14 janvier, une &eacute;lite de syndicalistes militait en revendication &agrave; la situation politique et &eacute;conomique. L&rsquo;explosion populaire a eu lieu suite &agrave; l&rsquo;immolation de Mohamed Bouazizi. Aujourd&rsquo;hui, une sorte de ti&eacute;deur s&rsquo;installe &agrave; la place, presque du d&eacute;sespoir. Le nombre de participants aux manifestations est en baisse. Les troubles qu&rsquo;a connus la ville suite &agrave; l&rsquo;assassinat de Mohamed Brahmi le 25 juillet, n&rsquo;ont &eacute;t&eacute; qu&rsquo;une r&eacute;action spontan&eacute;e qui n&rsquo;a pas de rapport direct avec la politique.&raquo; Il explique &eacute;galement la baisse du nombre des manifestants par la participation des militants de la ville aux sit-in du Bardo, le 6, le 13 puis le 31 ao&ucirc;t au lieu de bouger &agrave; Sidi Bouzid.\n<\/p>\n<p>\n\tAli Kahloul revient sur la chronologie de la mobilisation populaire pour d&eacute;velopper&nbsp;: &laquo;l&rsquo;assassinat de Chokri Bela&iuml;d a eu un impact n&eacute;gatif sur le Front populaire. Il se d&eacute;pla&ccedil;ait &eacute;norm&eacute;ment dans les r&eacute;gions avant m&ecirc;me la constitution du Front dont il encourageait la naissance et assistait aux conventions. Le Front populaire s&rsquo;est retrouv&eacute; comme la seule force politique revendiquant la chute du gouvernement suite &agrave; l&rsquo;assassinat de Chokri Bela&iuml;d. Le deuxi&egrave;me assassinat commis &agrave; l&rsquo;encontre de Mohamed Brahmi a par contre rapproch&eacute; les points de vue et les a rassembl&eacute;s autour d&rsquo;un m&ecirc;me objectif. Ici a Sidi Bouzid nous avons &eacute;norm&eacute;ment boug&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; avoir r&eacute;ussi &agrave; faire partir le gouverneur. N&eacute;anmoins, l&rsquo;existence d&rsquo;un double discours du Front et la coalition avec Nidaa Tounes a cr&eacute;e la pol&eacute;mique au niveau de la base surtout avec le manque de discussion des d&eacute;cisions &agrave; son niveau.\n<\/p>\n<p>\n\tLe citoyen s&rsquo;est d&eacute;solidaris&eacute; du politicien et s&rsquo;est d&eacute;sint&eacute;ress&eacute; de ce qui se passe dans les coulisses de la politique. L&rsquo;omnipr&eacute;sence du politicien dans les m&eacute;dias a suscit&eacute; une sorte de m&eacute;pris aupr&egrave;s de la population. Le discours devrait &ecirc;tre reform&eacute;, simplifi&eacute; et li&eacute; aux soucis quotidiens des citoyens. On assiste plut&ocirc;t aujourd&rsquo;hui &agrave; des successions de discours, vid&eacute;s de sens et les manifestations sont devenues un show &agrave; regarder sur les bords des routes. Il existe aujourd&rsquo;hui une sorte de nonchalance et beaucoup d&rsquo;indiff&eacute;rence dans la population tantdis que les activit&eacute;s politiques sont restreintes &agrave; une certaine &eacute;lite.&nbsp;Le bouillonnement existe bel et bien, les gens sont m&eacute;contents et en col&egrave;re, mais aucune action ne s&rsquo;ensuit.&raquo;\n<\/p>\n<p>\n\tQuant au parti au pouvoir, Ennahdha, M. Kahoul souligne qu&rsquo;il a d&eacute;j&agrave; r&eacute;ussi &agrave; se souder et &agrave; revenir &agrave; l&rsquo;attaque. Ayant &eacute;labor&eacute; sa propre feuille de route, il accuse aujourd&rsquo;hui l&rsquo;UGTT d&rsquo;impartialit&eacute;, redistribuant ainsi les cartes du jeu. Il avance que m&ecirc;me si la coalition de l&rsquo;UTICA et de l&rsquo;UGTT est une alliance historique n&rsquo;ayant pas eu lieu depuis 1946, cela n&rsquo;incitera pas le citoyen &agrave; la d&eacute;sob&eacute;issance civile ni &agrave; la gr&egrave;ve g&eacute;n&eacute;rale.\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t<strong>Menzel Bouzaine<\/strong>\n<\/p>\n<p>\n\tD&eacute;passer la grande route principale qui traverse le village, on ne trouve plus de chauss&eacute;es, on se dirige vers un publinet o&ugrave; se rassemblent quelques personnes. Sur le chemin, nous avons &agrave; traverser sans aucune s&eacute;curit&eacute; la voie ferr&eacute;e dont le feu clignote rouge depuis des ann&eacute;es. &Agrave; notre remarque, Nasredine Slimani, un jeune &eacute;l&egrave;ve de bac &acirc;g&eacute; de 18 ans, nous r&eacute;pond que dans leur village de 50.000 habitants, il n&rsquo;y a ni poste de police ou de garde nationale ni d&eacute;l&eacute;gation&nbsp;ni m&ecirc;me de conseil municipal.&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tZied Ammari, un jeune du village, nous informe que les habitants de son village sont d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s, m&ecirc;me la col&egrave;re qui existe n&rsquo;est plus la m&ecirc;me que la veille du 14 janvier. Tout le monde &eacute;tait dans les rues lors des mouvements de protestation dans le pass&eacute;, aujourd&rsquo;hui, seuls quelques jeunes y participent. La raison en est qu&rsquo;aucune de leurs revendications n&rsquo;a &eacute;t&eacute; satisfaite, sans compter le nombre &eacute;lev&eacute; d&rsquo;arrestations et des mandats de recherche &agrave; l&rsquo;encontre de jeunes manifestants. &laquo;Je me fais souvent arr&ecirc;t&eacute; par la police quand je ne suis pas &agrave; Manzel Bouzaine, moi qui ne suis pas recherch&eacute;. Le seul fait que j&rsquo;en suis originaire me pose probl&egrave;me avec les agents de police qui me cherchent alors la petite b&ecirc;te&raquo;. D&rsquo;un autre c&ocirc;t&eacute;, aucun parti n&rsquo;existe &agrave; Manzel Bouzaine, aucune activit&eacute; politique n&rsquo;est exerc&eacute;e dans ce village dont les conditions se d&eacute;gradent de plus en plus&hellip;\n<\/p>\n<p>\n\tHamed Hidri, un homme de 54 ans, p&egrave;re d&rsquo;un bless&eacute; de la R&eacute;volution du 14 janvier et fr&egrave;re d&rsquo;un martyr, Chaouki Nasri, tu&eacute; le 24 d&eacute;cembre 2010, nous exprime son profond m&eacute;pris des mouvements protestataires actuels, n&rsquo;ayant constat&eacute; aucun r&eacute;sultat. &laquo;Ils se vengent de nous&raquo; r&eacute;p&egrave;te-t-il en &eacute;voquant les autorit&eacute;s, &laquo;sinon comment expliquer que nous n&rsquo;ayons ni d&eacute;l&eacute;gation ni conseil municipal depuis deux ans&nbsp;?&raquo;. Hamed Hidri &eacute;prouve une col&egrave;re sourde et une haine profonde pour le gouvernement actuel &laquo;ayant tir&eacute; des balles contre eux&raquo;, mais, pour lui, les mouvements pacifistes ne serviraient &agrave; rien &laquo;ce qui a &eacute;t&eacute; arrach&eacute; par la force ne revient que par la force&raquo; pr&eacute;sente-t-il selon sa logique. L&rsquo;explosion aura bien lieu d&rsquo;apr&egrave;s lui et elle se produira d&rsquo;une fa&ccedil;on soudaine et brutale. Hamed Hidri va m&ecirc;me jusqu&rsquo;&agrave; parier que l&rsquo;opposition n&rsquo;arrivera jamais &agrave; faire chuter le gouvernement sans un vrai mouvement populaire.\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t<strong>Gafsa <\/strong>\n<\/p>\n<p>\n\tIl est 21 h et la ville s&rsquo;appr&ecirc;te d&eacute;j&agrave; &agrave; sombrer dans le sommeil, hormis quelques caf&eacute;s et restaurants se comptant sur les doigts de la main, il n&rsquo;y a presque plus foule dans les rues. Pareil qu&rsquo;&agrave; Sidi Bouzid on est loin de l&rsquo;ambiance r&eacute;volutionnaire de la veille d&rsquo;une manifestation. Les quelques personnes crois&eacute;es se baladent tranquillement ou s&rsquo;empressent de rentrer chez eux&hellip;\n<\/p>\n<p>\n\tNous croisons Oussama Ben Mansour, 24 ans, &eacute;tudiant stagiaire en France, qui ne savait pas qu&rsquo;il y avait une manifestation le lendemain. Quand il l&rsquo;a su, il nous a affirm&eacute; qu&rsquo;il ne participerait pas. Il n&rsquo;a confiance ni en l&rsquo;UGTT, ni en les partis, mais seulement en quelques personnalit&eacute;s politiques. Le fait que le mouvement ne soit pas spontan&eacute;, mais plut&ocirc;t initi&eacute; par des forces syndicales &ndash; ou politiques &ndash; lui &ocirc;te &eacute;galement toute envie d&rsquo;y participer. Quant aux conditions, il d&eacute;clare &laquo;nous menons une vie normale et m&ecirc;me s&rsquo;il faut militer pour les am&eacute;liorer ce n&rsquo;est pas ainsi et puis qui peut assurer que les &eacute;lections nous apporterons la solution&nbsp;?&raquo; Se demande-t-il, avant de conclure que l&rsquo;argent d&eacute;pens&eacute; dans les manifestations auraient mieux &eacute;t&eacute; employ&eacute; pour les ch&ocirc;meurs&hellip;\n<\/p>\n<p>\n\tEt m&ecirc;me s&rsquo;il y avait un manque d&rsquo;information, les pr&eacute;paratifs pour la manifestation ont eu lieu la veille&nbsp;dans l&rsquo;apr&egrave;s-midi : animation dans les locaux de l&rsquo;UGTT et distribution de tracts. Le matin, la foule s&rsquo;est rassembl&eacute;e une heure avant le d&eacute;but de la manifestation dans les locaux de l&rsquo;UGTT. Po&eacute;sie, musique et hymne national ont donn&eacute; le la au mouvement qui dans ses d&eacute;buts semblait plut&ocirc;t festif. Le premier slogan scand&eacute; nous ramena n&eacute;anmoins aux drames sanglants qui en &eacute;taient &agrave; l&rsquo;origine &laquo;Nous resterons fid&egrave;les au sang des martyrs&raquo; scandait la foule, &agrave; Gafsa, le sang n&rsquo;a pas encore s&eacute;ch&eacute;&hellip; puisque justice n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; faite. L&rsquo;&eacute;pouse de Mohamed Mufti tu&eacute; lors des manifestations ayant secou&eacute; la ville de Gafsa au lendemain de l&rsquo;assassinat de Mohamed Brahmi &eacute;tait pr&eacute;sente et a donn&eacute; un discours. &laquo;Il faut continuer les mouvements pacifistes&nbsp;&raquo; insiste-t-elle.\n<\/p>\n<p>\n\tLa foule pr&eacute;sente a d&eacute;fi&eacute; l&rsquo;ardeur du soleil et la poussi&egrave;re en d&eacute;filant dans la ville, l&rsquo;engagement et la col&egrave;re s&rsquo;exprimaient &agrave; tue-t&ecirc;te, seulement, nombreux &eacute;taient ceux qui &eacute;taient l&agrave; aux bords des routes regardant inactifs et passifs la foule passant. Les caf&eacute;s &eacute;taient pleins, en marge de la marche, une femme s&rsquo;arr&ecirc;ta, r&eacute;primandant des hommes attabl&eacute;s et nonchalants et les appelant &agrave; rejoindre la manifestation. Quelques sourires furent la seule r&eacute;ponse qu&rsquo;elle r&eacute;ussit &agrave; obtenir&hellip;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t<strong>Cit&eacute; Tadhamoun <\/strong>\n<\/p>\n<p>\n\tLe dimanche, jour de march&eacute;, rien dans la cit&eacute; ne ressemblait &agrave; la veille du 14 janvier. Les commerces &eacute;taient ouverts, les stands dress&eacute;s sur les trottoirs et la densit&eacute; dans les rues &eacute;troites &eacute;taient remarquable. Les conditions pr&eacute;caires de la cit&eacute; Ettadhamoun et ses infrastructures ne semblaient pas s&rsquo;&ecirc;tre am&eacute;lior&eacute;es depuis 2010. N&eacute;anmoins, ici les gens sont plus occup&eacute;s &agrave; survivre qu&rsquo;&agrave; &laquo;jouer &agrave; la R&eacute;volution&raquo;. Un jeune, Nouredine Fatnassi, &acirc;g&eacute; de 33 ans, nous raconte que les habitants du quartier ne peuvent plus accorder leur confiance &agrave; un parti politique apr&egrave;s l&rsquo;avoir donn&eacute; au parti Ennahdha, religieux et craignant Dieu, qui les avait &laquo;abus&eacute;s&raquo;. Alors m&ecirc;me si la popularit&eacute; du parti au pouvoir s&rsquo;est bris&eacute;e dans ce quartier ayant grandement particip&eacute; &agrave; sa mont&eacute;e au pouvoir, l&rsquo;absence d&rsquo;une alternative politique d&eacute;courage les gens &agrave; descendre dans la rue. Les conditions &eacute;conomiques difficiles sont &eacute;galement une arme &agrave; double tranchant&nbsp;: elles nourrissent la frustration et la col&egrave;re populaire, mais dissuade les gens de participer aux mouvements protestataires de peur que les troubles ne causent la fermeture des commerces et ne rendent leur conditions pr&eacute;caire encore plus difficiles. Riadh Mahfoudh, son ami &acirc;g&eacute; de 38 ans et ayant particip&eacute; aux &eacute;v&egrave;nements du 14 janvier 2011, exprime aujourd&rsquo;hui son d&eacute;couragement, &laquo;il est vrai que les conditions sont plus dures, je touchais dans les 400 dinars dans le pass&eacute;, je suis p&egrave;re de trois enfants et je paye un loyer, pourtant j&rsquo;arrivais &agrave; combler mes d&eacute;penses, aujourd&rsquo;hui je touche 700 dinars, j&rsquo;emprunte de l&rsquo;argent les deux premiers jours du mois pour pouvoir continuer &agrave; vivre. Nous soutiendrons le parti qui nous pr&eacute;sentera un programme clair et r&eacute;ussira &agrave; changer et am&eacute;liorer nos conditions, seulement, comment le savoir&nbsp;? Nous craignons d&rsquo;aider un autre parti &agrave; acc&eacute;der au pouvoir pour qu&rsquo;il nous oublie plus tard.&raquo;\n<\/p>\n<p>\n\tQuelques jeunes filles rencontr&eacute;es n&rsquo;abordent m&ecirc;me pas l&rsquo;aspect politique de la question, ici, c&rsquo;est plut&ocirc;t l&rsquo;&eacute;tonnement de voir une journaliste femme s&rsquo;aventurer dans le fond du quartier. La peur et l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; sont les seuls soucis qu&rsquo;on &eacute;voque. Tentative de kidnapping d&rsquo;enfant en plein jour, vols &agrave; l&rsquo;arrach&eacute;e, cambriolage et autres agressions sont fr&eacute;quents. Ici et dans ces conditions, la politique et les revendications politiques n&rsquo;ont pas leur place. Pourtant, le feu de la col&egrave;re et de la frustration est bel et bien existant, il couve sous les cendres, car les jeunes des quartiers tout comme ceux des zones int&eacute;rieures craignent d&rsquo;&ecirc;tre une seconde fois le bois alimentant la foudre pour qu&rsquo;apr&egrave;s le changement, ils retombent dans l&rsquo;oubli&hellip;\n<\/p>\n<p align=\"right\">\n\t<strong><em>Hajer Ajroudi<\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\n\tSidi Bouzid, Menzel Bouzaine, Gafsa (&hellip;) des r&eacute;gions qui se sont enflamm&eacute;es des nuits durant, en d&eacute;cembre 2010. Les zones du Centre et du Nord-Ouest furent &agrave; l&rsquo;&eacute;poque le feu qui refusa de s&rsquo;&eacute;teindre jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il gagna la capitale et les villes c&ocirc;ti&egrave;res en janvier. Les quartiers populaires de Tunis furent les premiers &agrave; bouger, la tension y &eacute;tait grande.<\/p>\n","protected":false},"author":60,"featured_media":811,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_lmt_disableupdate":"","_lmt_disable":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3,5],"tags":[],"class_list":["post-810","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-a-la-une","category-politique"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v26.3 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Le feu couve sous les cendres - R\u00e9alit\u00e9s Magazine<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Sidi Bouzid, Menzel Bouzaine, Gafsa (&hellip;) des r&eacute;gions qui se sont enflamm&eacute;es des nuits durant, en d&eacute;cembre 2010. Les zones du Centre et du Nord-Ouest furent &agrave; l&rsquo;&eacute;poque le feu qui refusa de s&rsquo;&eacute;teindre jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il gagna la capitale et les villes c&ocirc;ti&egrave;res en janvier. Les quartiers populaires de Tunis furent les premiers &agrave; bouger, la tension y &eacute;tait grande.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Le feu couve sous les cendres - R\u00e9alit\u00e9s Magazine\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Sidi Bouzid, Menzel Bouzaine, Gafsa (&hellip;) des r&eacute;gions qui se sont enflamm&eacute;es des nuits durant, en d&eacute;cembre 2010. Les zones du Centre et du Nord-Ouest furent &agrave; l&rsquo;&eacute;poque le feu qui refusa de s&rsquo;&eacute;teindre jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il gagna la capitale et les villes c&ocirc;ti&egrave;res en janvier. Les quartiers populaires de Tunis furent les premiers &agrave; bouger, la tension y &eacute;tait grande.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"R\u00e9alit\u00e9s Magazine\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/realites.tn\/\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2013-10-03T21:03:37+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"La R\u00e9daction\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"La R\u00e9daction\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"17 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/\",\"url\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/\",\"name\":\"Le feu couve sous les cendres - R\u00e9alit\u00e9s Magazine\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"\",\"datePublished\":\"2013-10-03T21:03:37+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#\/schema\/person\/438b71c29a257d955d96d8aef42336e7\"},\"description\":\"Sidi Bouzid, Menzel Bouzaine, Gafsa (&hellip;) des r&eacute;gions qui se sont enflamm&eacute;es des nuits durant, en d&eacute;cembre 2010. Les zones du Centre et du Nord-Ouest furent &agrave; l&rsquo;&eacute;poque le feu qui refusa de s&rsquo;&eacute;teindre jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il gagna la capitale et les villes c&ocirc;ti&egrave;res en janvier. Les quartiers populaires de Tunis furent les premiers &agrave; bouger, la tension y &eacute;tait grande.\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/#primaryimage\",\"url\":\"\",\"contentUrl\":\"\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Le feu couve sous les cendres\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/\",\"name\":\"R\u00e9alit\u00e9s Magazine\",\"description\":\"Actualit\u00e9s de la Tunisie\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#\/schema\/person\/438b71c29a257d955d96d8aef42336e7\",\"name\":\"La R\u00e9daction\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/fbe9ab25fcc82b6e660ad5648f91eadb?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/fbe9ab25fcc82b6e660ad5648f91eadb?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"La R\u00e9daction\"},\"url\":\"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/author\/realites5201\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Le feu couve sous les cendres - R\u00e9alit\u00e9s Magazine","description":"Sidi Bouzid, Menzel Bouzaine, Gafsa (&hellip;) des r&eacute;gions qui se sont enflamm&eacute;es des nuits durant, en d&eacute;cembre 2010. Les zones du Centre et du Nord-Ouest furent &agrave; l&rsquo;&eacute;poque le feu qui refusa de s&rsquo;&eacute;teindre jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il gagna la capitale et les villes c&ocirc;ti&egrave;res en janvier. Les quartiers populaires de Tunis furent les premiers &agrave; bouger, la tension y &eacute;tait grande.","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Le feu couve sous les cendres - R\u00e9alit\u00e9s Magazine","og_description":"Sidi Bouzid, Menzel Bouzaine, Gafsa (&hellip;) des r&eacute;gions qui se sont enflamm&eacute;es des nuits durant, en d&eacute;cembre 2010. Les zones du Centre et du Nord-Ouest furent &agrave; l&rsquo;&eacute;poque le feu qui refusa de s&rsquo;&eacute;teindre jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il gagna la capitale et les villes c&ocirc;ti&egrave;res en janvier. Les quartiers populaires de Tunis furent les premiers &agrave; bouger, la tension y &eacute;tait grande.","og_url":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/","og_site_name":"R\u00e9alit\u00e9s Magazine","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/realites.tn\/","article_published_time":"2013-10-03T21:03:37+00:00","author":"La R\u00e9daction","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"La R\u00e9daction","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"17 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/","url":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/","name":"Le feu couve sous les cendres - R\u00e9alit\u00e9s Magazine","isPartOf":{"@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"","datePublished":"2013-10-03T21:03:37+00:00","author":{"@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#\/schema\/person\/438b71c29a257d955d96d8aef42336e7"},"description":"Sidi Bouzid, Menzel Bouzaine, Gafsa (&hellip;) des r&eacute;gions qui se sont enflamm&eacute;es des nuits durant, en d&eacute;cembre 2010. Les zones du Centre et du Nord-Ouest furent &agrave; l&rsquo;&eacute;poque le feu qui refusa de s&rsquo;&eacute;teindre jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il gagna la capitale et les villes c&ocirc;ti&egrave;res en janvier. Les quartiers populaires de Tunis furent les premiers &agrave; bouger, la tension y &eacute;tait grande.","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/#primaryimage","url":"","contentUrl":""},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/reportages-dans-les-foyers-de-la-dissidence-le-feu-couve-sous-les-cendres\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Le feu couve sous les cendres"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#website","url":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/","name":"R\u00e9alit\u00e9s Magazine","description":"Actualit\u00e9s de la Tunisie","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#\/schema\/person\/438b71c29a257d955d96d8aef42336e7","name":"La R\u00e9daction","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/fbe9ab25fcc82b6e660ad5648f91eadb?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/fbe9ab25fcc82b6e660ad5648f91eadb?s=96&d=mm&r=g","caption":"La R\u00e9daction"},"url":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/author\/realites5201\/"}]}},"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"views":122,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/810","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/60"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=810"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/810\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=810"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=810"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/realites.com.tn\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=810"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}