« Je ne dirai pas déjà, parce que ça ne peut pas être déjà… » commence Myriam, en évoquant la mémoire de son père, Slim Chaker, disparu il y a huit ans.
« Huit ans… Ça n’est pas vite passé, ça n’a pas atténué la douleur, et ça n’a pas effacé ton souvenir. Huit ans… » poursuit-elle, décrivant des jours à la fois longs, lourds et marqués par l’absence de celui qu’elle aimait. « Certains jours, on se rappelle encore que ce soir tu ne pousseras pas la porte en rentrant du travail avec ton sourire si doux. D’autres jours, on oublie un instant que tu n’es plus là pour répondre… Et puis, il y a ces moments où l’on revit ton départ avec des émotions toujours aussi vives qui nous étripent. »
Myriam souligne également l’impact de cette absence dans la vie quotidienne : « Huit ans… Jour après jour de bonheurs que tu n’es pas là pour partager, de petits-enfants que tu n’es pas là pour rencontrer, de hauts et de bas que tu n’es pas là pour guider. »
« Huit ans… La gorge se noue, le cœur palpite, les mots sèchent, mais les larmes jamais », conclut-elle, dans un hommage poignant et sincère à la mémoire de son père.
Rappelons que Slim Chaker (24 août 1961 – 8 octobre 2017) était un homme politique tunisien respecté, reconnu pour son intégrité et son engagement dans la fonction publique. Originaire de Sfax, il a fait ses études secondaires au lycée Sadiki avant de se spécialiser en mathématiques et statistiques, notamment à l’École nationale de la statistique et de l’administration économique (ENSAE) à Paris, et d’obtenir un MBA à la Mediterranean School of Business en 2008.
Après la révolution de 2011, Slim Chaker a occupé plusieurs postes ministériels : ministre de la Jeunesse et des Sports en 2011, ministre des Finances de 2015 à 2016, puis ministre de la Santé en 2017. Membre du parti Nidaa Tounes, il a également été ministre-conseiller auprès de la présidence de la République, contribuant activement à la modernisation des services publics et à la mise en place de politiques sociales.
Le 8 octobre 2017, il est décédé des suites d’un malaise cardiaque, survenu après sa participation à un marathon à Nabeul organisé pour soutenir la lutte contre le cancer du sein. Il est décédé à l’hôpital militaire de Tunis, laissant un profond vide dans la vie politique tunisienne.Père de trois enfants, il est régulièrement évoqué par sa fille Myriam, qui lui rend hommage en soulignant l’impact de son absence sur leur quotidien. En mémoire de son engagement, le marathon de Nabeul a été renommé « Marathon Slim Chaker », perpétuant ainsi son héritage dans la société tunisienne.