C’est censé être un moment de détente, un matin paisible en famille, les pieds dans le sable, le regard perdu sur l’horizon. Et pourtant, ce samedi 19 juillet 2025 à Chott Meriem, ce qui devait être une journée de plaisir s’est transformé en un véritable scandale de gestion municipale.
Alors que des dizaines de familles, enfants, et vacanciers profitaient tranquillement du soleil sous leurs parasols, voilà qu’un tracteur municipal, accompagné d’une machine nettoyeuse, fait irruption sur la plage. Non pas tôt le matin, avant l’arrivée du public – comme cela devrait se faire partout où règnent bon sens et sécurité – mais en pleine journée, en pleine affluence, slalomant entre les serviettes et les enfants qui jouent.
Oui, vous avez bien lu : un tracteur parmi les baigneurs !
Il ne s’agit pas d’un fait anodin. Il s’agit d’une mise en danger délibérée, d’un mépris flagrant pour la sécurité des citoyens. Comment peut-on expliquer une telle décision ? Quelle urgence pourrait justifier qu’on fasse passer une machine lourde à quelques centimètres de familles installées là depuis des heures ? Et surtout : qui a autorisé cela ?
Ce n’est pas seulement irresponsable, c’est potentiellement criminel. Un simple faux mouvement, un enfant qui court, un parasol mal placé, et c’est le drame. On frôle la catastrophe… Pourquoi ? Pour enlever quelques bouteilles, papiers ou algues que personne n’avait réclamés en cet instant ?
Nos plages méritent mieux. Les citoyens aussi. Ce genre de scène surréaliste ne devrait plus exister en 2025. Au lieu du bruit apaisant des vagues, c’est le rugissement du moteur, l’odeur âcre du gasoil et la fumée étouffante qui ont envahi la plage. Voilà ce qu’on nous impose ? Il est temps que les autorités municipales prennent conscience qu’on ne joue pas avec la sécurité des gens. L’entretien des plages, oui. Mais avec organisation, respect et intelligence, et surtout pas au mépris de la vie humaine.
Nous, citoyens, méritons de pouvoir nous reposer sans craindre les pneus d’un tracteur entre deux vagues. Chott Meriem mérite des vrais responsables, pas des risques.