Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a dirigé hier une réunion de travail avec les responsables du Centre national de transplantation d’organes. Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer les progrès accomplis et de déterminer les mesures à prendre pour améliorer l’efficacité du système. Plusieurs décisions concrètes en sont ressorties, qui devraient modifier en profondeur l’organisation des transplantations dans le pays.
Parmi les principales mesures annoncées figure le renforcement des équipes médicales, qui bénéficieront à la fois de nouveaux équipements et de personnels supplémentaires. Dans le même temps, le ministère a prévu la création d’une plateforme numérique nationale. Ce dispositif permettra de mieux coordonner l’ensemble du processus, depuis le repérage des donneurs potentiels jusqu’à l’intervention chirurgicale proprement dite. Toutes les étapes seront désormais informatisées, ce qui devrait réduire considérablement les délais de traitement. Par ailleurs, les professionnels de santé recevront une formation spécifique sur les questions relatives au don d’organes, tandis qu’une campagne de sensibilisation sera lancée auprès du grand public.
Ces annonces interviennent alors que trois transplantations ont été réalisées avec succès ces derniers jours. Grâce à la générosité d’un donneur en état de mort cérébrale, des équipes médicales ont pu effectuer simultanément une transplantation cardiaque à l’hôpital universitaire de la Rabta, une transplantation hépatique à l’hôpital Mongi Slim de La Marsa et une transplantation rénale à l’hôpital Fatouma Bourguiba de Monastir. Ces interventions complexes, menées en collaboration avec l’hôpital Charles Nicolle de Tunis et l’hôpital Taher Maamouri de Nabeul, démontrent la capacité du système tunisien à mener à bien des opérations de haute technicité lorsque les conditions organisationnelles sont réunies.
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