Dans une publication Facebook diffusée ce mardi, la vice-présidente de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Sawsen Mabrouk, est revenue sur les événements survenus devant le siège de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), que cette dernière avait qualifiés d’« attaque violente » menée par « un groupe criminel organisé ».
Sawsen Mabrouk a écrit : “L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) s’inscrit dans la continuité historique de grandes figures nationales telles que Farhat Hached, Mohamed Ali El Hammi et Mohamed Fadhel Ben Achour. Elle tire ses origines des profondeurs de la résistance nationale, s’érigeant comme le prolongement naturel des luttes menées par un peuple animé par la foi en la liberté, l’indépendance, le patriotisme, ainsi que la défense inébranlable des droits des travailleurs et de leur dignité.
Ce sont précisément ces valeurs humaines et patriotiques qui constituent le socle fondateur de l’UGTT. Aujourd’hui encore, elles doivent continuer à jouer un rôle de rempart contre toute forme de dérive, de tentative d’infiltration, de suspicion de corruption ou d’instrumentalisation douteuse de l’organisation syndicale.
Forte de son parcours militant remarquable, l’UGTT ne saurait être réduite à la seule représentation de personnes, de fonctions ou de structures bureaucratiques. Son histoire dépasse les individualités et les cadres institutionnels ; elle s’inscrit dans la mémoire collective nationale et reflète l’engagement profond d’un peuple pour ses droits.
L’exigence de redevabilité constitue un droit fondamental du peuple, à condition qu’il soit exercé dans le strict respect des principes de légalité et de justice. Car, en démocratie, nul n’est au-dessus de la loi. Son application doit être assurée de manière équitable, sans exception, ni privilège”.
Rappelons que l’UGTT avait dénoncé dans un communiqué l’attaque perpétrée contre son siège par des groupes qui “n’hésitent pas à instrumentaliser des enfants, les exposant ainsi à la violence et à la manipulation”.
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