L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé la tenue, lundi 11 août 2025, de sa Commission administrative nationale.
Cette réunion intervient dans un climat particulièrement tendu, marqué notamment par l’attaque contre le siège de la Centrale syndicale, à la place Mohamed Ali, menée par des groupes que l’UGTT accuse « d’instrumentaliser des enfants, les exposant ainsi à la violence et à la manipulation ».
La veille, lors d’une rencontre au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, le président Kaïs Saïed est revenu sur les incidents survenus jeudi. Il a affirmé que les forces de l’ordre avaient été mobilisées pour protéger les locaux de l’UGTT et prévenir tout affrontement. Le chef de l’État a rejeté la version avancée par les responsables syndicaux, niant toute intention des manifestants d’agresser ou d’occuper les lieux, et réfutant toute comparaison avec les événements de 2012.
Critiquant indirectement la direction de l’UGTT, Kaïs Saïed a évoqué la figure de Mohamed Ali El Hammi, rappelant que celui-ci « tenait ses réunions dans la rue et non dans des hôtels ». Il a par ailleurs averti qu’« aucune personne enfreignant la loi ne bénéficierait d’immunité » et que celle-ci « s’appliquerait à tous sans exception », soulignant au passage que « plusieurs dossiers doivent être ouverts ».
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