A 33 ans, Yuri Revich, né à Moscou et de nationalité autrichienne, est sans nul doute l’un des violonistes les plus virtuoses de sa génération. Après avoir enchanté les plus grandes salles mondiales telles que la Scala de Milan, le Musikverein de Vienne ou encore le Metropolitan Hall de Tokyo, le musicien se produira le samedi 16 août pour le clôture de festival d’El Jem.
Au programme : la symphonie numéro 8 de Franz Schubert, un concerto pour violon de Nicolo Paganini, mais aussi et surtout une de ses compositions personnelles, intitulée « Awakening ». Ce concerto pour violon, aux tonalités classiques mais à l’énergie particulière, sera joué pour la première fois sur le continent africain.
Le signe d’une importance toute particulière de ce festival d’El Jem pour les délégations autrichiennes cette année, qui marque le 300ème anniversaire des relations diplomatiques entre le pays européen et la Tunisie : « Pour la première fois, à El Djem, il y a deux concerts », inidique Ursula Vavrik, épouse de l’ambassadeur d’Autriche en Tunisie, et également, comme elle aime se décrire, conseillère artistique de Yury Revich. En effet, le 2 août, l’orchestre de bal de l’opéra de Vienne avait déjà fait vibré l’amphithéâtre antique au rythme des polkas.
En collaboration avec l’orchestre symphonique de Tunis et dirigé par le maestro Shady Garfi, ce concert de clôture sera, selon les mots et les souhaits d’Ursula Vavrik, « une découverte, pour ceux qui ne connaissent pas encore la musique classique, ou même pour ceux qui aiment la musique classique. »