La Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) a exprimé, jeudi 4 septembre, sa vive indignation après la mort du citoyen tunisien Abdelkader Dhibi, tué lors d’une intervention policière en France. Dans un communiqué, l’organisation dénonce « une opération marquée par un mépris flagrant de la loi et des principes fondamentaux des droits humains », y voyant une violation des engagements internationaux de la France en matière de droits humains et de droit international humanitaire.
La LTDH a réaffirmé son soutien total à la famille de la victime ainsi qu’à l’ensemble de la communauté tunisienne en France. Elle a rappelé que le droit à la vie, la dignité et la sécurité des personnes sont des principes universels et imprescriptibles que tous les États doivent respecter, « sans distinction ni sélectivité ».
L’organisation demande aux autorités françaises l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante et transparente, placée sous le contrôle de la justice, et dont les conclusions devraient être rendues publiques. Elle réclame également la poursuite et la sanction de tout policier impliqué dans ce qu’elle qualifie de « crime grave » relevant du droit pénal international.
La LTDH appelle par ailleurs les autorités tunisiennes à assumer pleinement leurs responsabilités dans la protection de leurs ressortissants à l’étranger, en suivant ce dossier « au plus haut niveau » et en offrant un soutien juridique, politique et moral à la famille du défunt.
Enfin, la Ligue avertit que l’impunité face à de tels actes ne fait qu’encourager leur répétition et constitue une menace directe pour les communautés tunisiennes, arabes et musulmanes en France. Elle insiste sur la nécessité de combattre toutes les formes de violence, de discrimination et de racisme, et souligne que le respect du droit international humanitaire et des droits fondamentaux est une responsabilité collective qui ne souffre aucune complaisance.
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