Une semaine après l’attaque israélienne contre le Qatar, les dirigeants de 57 pays arabes et musulmans se sont réunis ce lundi 15 septembre dans la capitale qatarie pour un sommet extraordinaire. Cette rencontre visait à affirmer l’unité des pays participants face à Israël et à marquer leur opposition à toute normalisation des relations avec l’État hébreu dans la région.
La clôture du sommet a été marquée par l’adoption d’un communiqué final condamnant fermement l’attaque ayant ciblé les locaux du mouvement Hamas dans la capitale qatarie. Le communiqué a qualifié cet acte d’« agression contre un espace neutre de médiation », soulignant son potentiel à compromettre les efforts internationaux de paix.
Le sommet a réaffirmé sa pleine solidarité avec le Qatar, soutenant toutes les mesures que l’émirat choisira de prendre en réponse à cette attaque. Les participants ont également réitéré leur appui aux initiatives de médiation menées par le Qatar, l’Égypte et les États-Unis afin de mettre un terme à l’offensive contre la bande de Gaza.
Les dirigeants ont insisté sur leur rejet catégorique des « tentatives israéliennes de déplacement forcé des Palestiniens, sous quelque prétexte que ce soit », rappelant l’importance de préserver la sécurité collective et la communauté de destin des pays arabes et islamiques.
Le communiqué final a enfin exprimé le refus total des projets israéliens visant à imposer une nouvelle réalité dans la région, tout en dénonçant les menaces répétées de Tel-Aviv à l’encontre du Qatar et en rejetant toute justification de ces agressions sous prétexte politique ou sécuritaire.
rappelons que le 9 septembre 2025, Doha a été la cible d’une attaque israélienne sans précédent visant les locaux du mouvement Hamas situés dans la capitale qatarie. Cette opération a fait plusieurs victimes, dont des responsables du Hamas et un agent de sécurité qatari, et a été perçue comme une violation directe de la souveraineté nationale du Qatar.
L’attaque a provoqué une onde de choc diplomatique et sécuritaire, perturbant les efforts de médiation en cours pour instaurer un cessez-le-feu dans la région. Israël a défendu son action, affirmant vouloir frapper des cibles liées au Hamas. Cependant, cette justification a été largement rejetée par la communauté arabe et internationale, qui a dénoncé l’opération comme un acte hostile sur un territoire neutre de médiation.
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