Sept pays arabes ont décroché leur qualification pour la Coupe du monde 2026, un exploit historique qui consacre une nouvelle ère pour le football arabe. Jamais auparavant autant de nations arabes n’avaient pris part à une même édition du Mondial. Ce succès collectif reflète la progression remarquable du niveau sportif dans la région, aussi bien en Afrique qu’en Asie, et témoigne des efforts investis dans la formation, les infrastructures et la professionnalisation du jeu.
Les sélections du Maroc, de la Tunisie, de l’Algérie et de l’Égypte représenteront le continent africain, tandis que l’Arabie saoudite, le Qatar et la Jordanie porteront les espoirs arabes du côté asiatique. Une huitième nation, l’Irak ou les Émirats arabes unis, pourrait encore rejoindre ce groupe historique à l’issue des barrages intercontinentaux prévus en novembre prochain.
Cette performance coïncide avec la première édition du Mondial élargie à 48 équipes, une décision qui a ouvert davantage de places pour les confédérations continentales, mais elle reste avant tout le fruit d’un long travail de structuration et de réussite sportive. Plusieurs sélections arabes ont brillé lors des dernières compétitions régionales et internationales, à l’image du Maroc, demi-finaliste de la Coupe du monde 2022, ou de l’Arabie saoudite, victorieuse face à l’Argentine lors de la même édition. De son côté, la Tunisie a achevé brillamment les qualifications en dominant sa poule, avec un parcours presque parfait : neuf victoires et un match nul en dix rencontres. Mieux encore, les Aigles de Carthage réalisent une performance défensive exceptionnelle en n’encaissant aucun but, tout en inscrivant 22 réalisations.
Au-delà du symbole, cette forte présence arabe à la Coupe du monde 2026 représente un moment de fierté collective pour les peuples de la région. Elle traduit la montée en puissance du football arabe sur la scène mondiale et nourrit l’espoir de voir, pour la première fois, une équipe arabe franchir le dernier carré, voire rêver d’un sacre historique.