Le président de la République, Kaïs Saïed, a chargé le ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, de transmettre une protestation ferme à une représentante d’un État étranger accréditée en Tunisie.
Le chef de l’Etat a insisté , lors d’une rencontre tenue hier au Palais de Carthage avec Nafti, sur le respect strict des usages diplomatiques et de la souveraineté de la Tunisie. Il a affirmé qu’aucune attitude jugée irrespectueuse envers la Tunisie ou son peuple ne sera tolérée, rappelant que la souveraineté nationale « n’est pas un sujet de débat ».
Pour le président de la république, la Tunisie n’a pas de leçons à recevoir en matière de droits et libertés, appelant les partenaires étrangers à abandonner les comportements hérités d’une époque où le pays était considéré comme dépendant de directives extérieures. Toute évaluation ou recommandation, a-t-il ajouté, doit se faire dans le respect de l’histoire de la Tunisie et de la volonté de son peuple.
Saïed a par ailleurs dénoncé le choix « prémédité » de certaines parties étrangères d’intervenir à un moment particulier, tout en rappelant que la justice tunisienne a rendu sa décision en toute indépendance. Il a mis en garde contre ceux qui cherchent à s’octroyer un rôle en Tunisie, assurant qu’ils resteront « prisonniers de leurs illusions ».
Il convient de rappeler que le président de la République avait déjà convoqué, le 25 novembre, l’ambassadeur de l’Union européenne, Giuseppe Perrone, pour protester contre des démarches jugées contraires aux pratiques diplomatiques et menées en dehors des cadres officiels.