La situation dans la région de Kalaa Kebira, marquée par une recrudescence des vols ciblant les troupeaux de moutons, suscite de nombreuses interrogations quant à la manière de gérer ce phénomène qui menace la paix sociale. De nombreux agriculteurs dépendent de l’élevage pour nourrir leurs familles, ce qui rend ces crimes particulièrement préoccupants.
La dernière affaire remonte à hier, lorsqu’un agriculteur a été victime du vol de 30 moutons, y compris des agneaux récemment nés. Ce nouvel incident intervient dans la région qui, au cours de ce mois, a déjà été le théâtre de quatre vols successifs, totalisant plus de 100 têtes de bétail, selon nos sources.
Malgré la gravité et la répétition de ces crimes, qui risquent de dissuader les agriculteurs de poursuivre leur activité et d’affecter négativement le patrimoine national, les interventions sécuritaires semblent insuffisantes pour enrayer ces pratiques illégales qui se multiplient chaque jour. Comment expliquer, autrement, cinq vols en si peu de temps ?
Cette situation relance les appels répétés des habitants et des représentants de la région, à l’instar de Moez Ben Youssef, élu à l’Assemblée des représentants du peuple pour Kalaa Kebira, Kandar et Sidi Bou Ali. Lors d’une récente séance d’audition avec le ministre de l’Intérieur, il a demandé la création d’une zone de sûreté publique à Kalaa Kebira pour protéger les citoyens et leurs biens.
Cette requête est d’autant plus pertinente face à l’augmentation des vols, mais aussi de la criminalité liée au trafic de drogues, des phénomènes souvent interconnectés. Elle appelle à une réaction rapide et coordonnée des autorités locales et régionales pour mettre fin à ces vols répétés, d’identifier les responsables et de restituer les biens volés.
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