« Bab El Bnet » est une sitcom réalisée par Zied Litayem, diffusée sur Al Watania 1. Derrière son apparente légèreté, la série propose un univers chaleureux où humour et nostalgie s’entrelacent pour raconter le quotidien avec tendresse et finesse.
À première vue, Bab El Bnet se présente comme une sitcom légère, rythmée par des situations comiques et des dialogues dynamiques. Mais au fond, elle est bien plus que cela. Elle explore les relations humaines, les responsabilités familiales et les petits drames du quotidien avec subtilité.
Ce qui séduit dans cette sitcom, c’est justement cet équilibre : faire rire sans superficialité, divertir tout en touchant quelque chose de profondément humain.
Une nostalgie assumée
L’un des grands charmes de la série réside dans son ambiance inspirée des années 70. C’est un véritable voyage dans le temps, une parenthèse douce où le spectateur se laisse porter par une époque recréée avec soin.
La nostalgie n’est pas décorative : elle devient un refuge, un espace où les valeurs, les relations et même les conflits prennent une couleur différente.

Des performances marquantes
La performance de Wajiha Jendoubi apporte une énergie particulière à la série. Son personnage, à la fois drôle et attachant, ne se limite pas au registre comique. Derrière l’humour, on perçoit le poids de la responsabilité, les dilemmes et la profondeur émotionnelle. L’amour qu’elle porte à sa mère, Turkiya, ajoute une dimension touchante à l’histoire.
Il y a aussi la présence imposante de Mouna Noureddine, dont chaque apparition est un pur plaisir. Subtile, maîtrisée, élégante dans son jeu, elle confère à la série une profondeur supplémentaire. Mention spéciale enfin à l’ensemble du casting, soigneusement choisi, où chaque acteur et chaque actrice semble occuper exactement la place qui lui correspond.
Le décor participe pleinement à l’identité de la sitcom. Les dialogues sont naturels, parfois piquants, souvent drôles.
Techniquement, la réalisation est maîtrisée : les plans sont réfléchis, la bande-son accompagne l’ambiance sans l’alourdir, et le montage maintient un rythme fluide. Rien n’est laissé au hasard.
Au fil des épisodes, le spectateur s’attache. Il ne regarde plus seulement pour rire, mais pour retrouver cet univers devenu familier.
Ce n’est pas une surprise : le talent de Zied Litayem n’est plus à prouver. Avec Bab El Bnet, il confirme une fois de plus sa capacité à créer des œuvres populaires, mais intelligemment construites.
Khouloud Azzabi